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Le Mois de la photo ouvre les portes des quartiers du monde

Organisée par la Maison de l’image et ses partenaires, la cinquième édition de cet événement photographique grenoblois nous emmène dans une traversée des villes du monde. Du mercredi 1er au dimanche 26 novembre à l’Ancien Musée de peinture et autres lieux.

© Peter Bauza

 

L’exposition phare du photographe allemand Peter Bauza nous immerge dans sa série Copacabana Palace, dans les bas-fonds d’un projet immobilier inachevé de Rio de Janeiro (photo ci-dessus). Dans cet univers dégradé survivent trois cents familles brésiliennes, « sans toit ni terre », dans le dénuement et l’oubli.

Un portrait sensible et une critique sociale attentive d’une ville qui, au cœur d’une crise économique et sociale, a investi des sommes magistrales dans l’organisation d’un événement sportif.

Durant le Mois de la photo, conférences, ateliers, carte blanche à l’Arménie, projections des films réalisés par les habitants du quartier de l’Abbaye-Châtelet-Jouhaux sont aussi proposées dans les cafés, bibliothèques, galeries et sur l’espace public.

Rencontres avec des Grenoblois

En contre point à l’exposition de Peter Bauza, la Maison de l’image a sélectionné cinq autres photographes, parmi les 70 dossiers présentés, qui nous offrent un tour des quartiers du Monde, de la Chine, au Canada, en passant par la Thaïlande, l’Angleterre… Deux photographes grenoblois sont lauréats. Andrea Fortunato et Yann Bigant, nous font ainsi explorer, respectivement, la vie dans le grand Nord et l’étrange atmosphère des villes chinoises.

 

© Yann Bigant – Chinese City

Yann Bigant – Chinese City

Architecte arpenteur du monde, Yann Bigant se nourrit de l’espace du temps. Lors de ses pérégrinations asiatiques au long cours, il ramène des images rares, empruntes de merveilleux et de mystérieux, issues d’un autre temps.

La Chine, le Tibet… Il y a quelque chose de suranné d’un reporter à l’ancienne chez Yann Bigant, architecte globe trotter et photographe, inlassable arpenteur au long cours.

Complice de ses déambulations, son quartier c’est avant tout l’Asie et là, il nous immerge dans les paysages nocturnes hors d’âge de Chengdu, une bourgade démesurée de 12 millions de « Chinois sympathiques ».

Comme suspendus dans la moiteur tropicale de la brume quasi permanente, on navigue à vue dans un air bruni qui semble se mélanger à la poussière de la rue. Ambiance sereine, perlée, silence tamisé, tentures dans la lourdeur de l’air, corps ensommeillés au ras de la rue, mystère oriental ; ce « village » relique intimiste en sursis, contraste avec le jour permanent de l’urbanisation galopante des nouveaux quartiers.

Yann Bigant raconte :

« Alors que la quiétude des scènes et l’étouffement des sons créent un refuge pour la solitude, les lumières aveuglantes des avenues si brutalement vides hypnotisent l’esprit. Je photographie alors en toute intensité des paysages fantastiques. »

Un travail, délicat qui invite à la quiétude.

 

© Andrea Fortunato

Andrea Fortunato – Printemps Inuit Inlet

Italien d’origine né à Bologne, cet ingénieur photographe a vécu huit ans au Canada où sa curiosité, sa passion pour les déserts glacés l’ont fait aborder la Terre de Baffin. Avec la manière et avec le regard d’un ethnologue, il nous décrypte les rêves, la réalité, les joies, l’humour des Inuits, peuple de nomades sédentarisé. Un portrait où l’humour côtoie une sensibilité toute personnelle qui ne laisse pas de glace.

Le quartier, pour ce minuscule village Inuit de Pond Inlet de 1000 âmes, le plus septentrional au monde aux confins de la Terre de Baffin (Nunavut, « notre terre » en Inuit), c’est à la fois les lieux communautaires où ils se réunissent tous ensemble, et leur incommensurable territoire de chasse et de pêche où ils se déplacent sans boussole de jour comme de nuit.

Dans ce village « dry » (sans vente d’alcool) sédentarisé par le Canada à coup de subventions, Andrea Fortunato décrypte, entre tradition nomade millénaire des anciens et ouverture à la culture monde des jeunes, la vie de ce peuple rythmé par les caprices du climat et les passage des animaux à chasser.

Dans cette nature farouche où l’on ne triche pas, où l’on plonge au plus profond de soi, les Inuits honorent d’abord l’ours blanc puis le chien seul animal capable de les sauver dans cette immensité glacée.

Andrea Fortunato précise :

« Au moindre rayon de soleil, les Inuit prennent le temps de boire la lumière en prévision de la longue nuit polaire. »

Un reportage ciselé, sensible, surprenant.

informationRenseignements divers
Du mercredi 1er au dimanche 26 novembre à l’Ancien Musée de peinture et autres lieux.

téléphone Tél. 04 76 40 48 35
courrielhttp://www.maison-image.fr/

Pièces jointes:
Programme du mois de la photo 201

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