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Tremplin olympique de Grenoble : histoire et localisation du site de Saint-Nizier-du-Moucherotte

Du pied des Trois Pucelles à la cuvette grenobloise, découvrez comment le grand tremplin des JO d’hiver 1968 a façonné Saint-Nizier-du-Moucherotte, où le trouver précisément et ce qu’il reste à voir aujourd’hui entre panorama, traces bâties et parcours de découverte.

Tremplin olympique de Grenoble : histoire et localisation du site de Saint-Nizier-du-Moucherotte

Le tremplin olympique de Grenoble, installé à Saint-Nizier-du-Moucherotte, est l’un des sites sportifs les plus spectaculaires des Jeux d’hiver de 1968. Construit au pied des Trois Pucelles, il domine la cuvette grenobloise et se visite encore aujourd’hui comme un lieu de mémoire. Voici son histoire vérifiée et la localisation précise pour comprendre où il se trouve et ce qu’il reste à voir sur place.

Où se situe exactement le site de Saint-Nizier-du-Moucherotte

Le tremplin se trouve sur la commune de Saint-Nizier-du-Moucherotte, dans le Vercors isérois, à l’ouest de Grenoble. Implanté « dans son écrin » au pied des Trois Pucelles, le site offre une vue plongeante sur l’agglomération grenobloise. La commune est perchée aux portes du Parc naturel régional du Vercors et affiche une altitude de moyenne montagne, ce qui explique l’accessibilité du lieu toute l’année et l’ambiance forestière qui a progressivement reconquis les abords de l’ouvrage. Pour un repère pratique, on rejoint facilement le village par la route depuis Grenoble, puis on accède à l’ancien tremplin par les chemins communaux balisés.

Un ouvrage phare des Jeux de Grenoble 1968

Pour les Jeux olympiques d’hiver de février 1968, Grenoble répartit ses installations sportives entre plusieurs sites. Le grand tremplin de saut à ski est attribué à Saint-Nizier-du-Moucherotte, dans un environnement choisi autant pour ses caractéristiques sportives que pour son esthétique panoramique. L’architecte Pierre Dalloz conçoit un ouvrage unique, épousant la pente et cadrant la vue vers la ville en contrebas. Le dispositif scénique est à la mesure de l’événement avec des aménagements capables d’accueillir une foule considérable sur la pente et des tribunes de prestige pour les officiels, donnant à la clôture des épreuves de saut une dimension très visuelle et télévisuelle.

Pourquoi ce choix d’implantation

Les organisateurs voulaient un grand tremplin placé face à la vallée, avec un élan et un profil répondant aux normes internationales d’alors, tout en offrant une image forte de la modernité grenobloise. Le pied des Trois Pucelles répondait à ces attentes. Selon les documents patrimoniaux, le site permettait aux athlètes de s’élancer « comme au-dessus de Grenoble », renforçant l’effet de vertige et la photogénie du lieu. Cette dramaturgie du saut, encadrée par les falaises du Vercors, a marqué la mémoire des Jeux autant que la performance sportive elle-même.

De l’âge d’or à l’abandon progressif

Après 1968, le tremplin connaît quelques années d’utilisation, puis l’activité décline. Au tournant des années 1990, la commune met fin à l’entretien, le site n’étant plus calibré pour les standards internationaux et la filière du saut s’étant recentrée sur des équipements plus récents en Savoie. La forêt reprend alors ses droits et l’ouvrage, hors d’usage, devient un témoin des Jeux, plus qu’une structure sportive opérationnelle. Cette trajectoire est typique des sites olympiques de montagne confrontés à l’évolution des règles techniques et des pratiques.

Que reste-t-il à voir aujourd’hui

Sur place, on identifie encore l’élan et la piste de réception dans le relief, ainsi que des éléments bâtis et terrassements caractéristiques. Le panorama reste saisissant, surtout en fin d’après-midi quand la lumière accroche la paroi des Trois Pucelles et la ville au loin. La commune valorise ce patrimoine via des parcours de découverte et d’autres équipements de loisirs, permettant une lecture in situ du site olympique même s’il n’accueille plus de sauts depuis des décennies. Des visites commentées et des actions de médiation sont régulièrement proposées par les acteurs locaux et associatifs.

Localisation pratique et accès

Depuis Grenoble, on monte en direction de Saint-Nizier-du-Moucherotte par la route du Vercors. Une fois au village, le site de l’ancien tremplin est indiqué et accessible à pied par des chemins entretenus. Le relief peut être raide par endroits, des chaussures adaptées sont recommandées. Le lieu est en milieu naturel, sans billetterie ni services permanents. En toutes saisons, on veille à respecter les zones de quiétude et la signalétique, le site faisant partie d’un environnement montagnard fréquenté par les randonneurs, locaux et familles.

Un patrimoine en voie de sauvegarde

Au-delà de l’émotion patrimoniale, le tremplin de Saint-Nizier-du-Moucherotte mobilise aujourd’hui des initiatives de sauvegarde et de valorisation. Depuis 2024, l’association locale Plein d’Élan, en lien avec la commune, porte un projet de remise en valeur et de médiation culturelle autour du site. L’objectif est double. D’un côté, sécuriser et expliquer ce que l’on voit, en s’appuyant sur les archives des Jeux de Grenoble. De l’autre, imaginer des usages respectueux de l’identité paysagère, afin que ce « totem » architectural redevienne un lieu de vie, de mémoire et de transmission pour les habitants, les scolaires et les visiteurs.

Repères utiles pour comprendre l’histoire du tremplin

. Conception et construction pour les Jeux d’hiver de 1968, sous la direction de l’architecte Pierre Dalloz, avec un parti pris scénique fort autour du panorama grenoblois.

. Site choisi au pied des Trois Pucelles à Saint-Nizier-du-Moucherotte pour combin­er exigences sportives de l’époque et mise en scène télévisuelle.

. Utilisation post-olympique limitée, puis arrêt de l’entretien au début des années 1990, la structure ne répondant plus aux standards et filières contemporaines du saut.

. Valorisation actuelle par la commune et des associations avec des parcours de découverte, visites, et un projet de restauration patrimoniale engagé depuis 2024.

Conseil pour une visite réussie

Prévoyez une courte marche d’approche et un arrêt prolongé au niveau de l’aire de réception pour lire le paysage. Munissez-vous d’un ancien visuel des Jeux de 1968 ou d’un plan simplifié du site. Superposer ce document à ce que vous voyez sur le terrain permet de reconstituer mentalement la trajectoire des sauteurs et d’en saisir la dimension architecturale et paysagère. Cette méthode rend la visite plus parlante, que vous soyez en famille ou en sortie scolaire.

Tremplin olympique de Saint-Nizier, carte © les contributeurs OpenStreetMap. Ouvrir en grand

Sources

Ministère de la Culture. POP Base Mérimée : Saint-Nizier-du-Moucherotte, station olympique et tremplin de saut à ski, architecte Pierre Dalloz : https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/ACR0000090

Commune de Saint-Nizier-du-Moucherotte : Mon village de Saint-Nizier-du-Moucherotte. Jeux de 1968 et patrimoine local : https://www.saint-nizier-du-moucherotte.fr/fr/mon-village/ma-commune-de-saint-nizier-du-moucherotte/

Alpes Isère Tourisme : Site du tremplin olympique de 1968, actions de sauvegarde et valorisation : https://www.alpes-isere.com/sit/site-du-tremplin-olympique-de-1968-7904953/

COLJOG. Grenoble et les Jeux olympiques : Saint-Nizier-de-Moucherotte, histoire du tremplin des JO 1968 : https://www.coljog.fr/saint-nizier-de-moucherotte