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Inauguration

Flaubert : naissance d’un parc

La transformation d’un terrain vague en un parc de 3 hectares qui donne toute sa place à la biodiversité illustre l’évolution de la relation entre ville et nature. Présentation du nouveau parc Flaubert, premier acte du renouvellement des secteurs Jacquard, Capuche, Stalingrad, Alliés.

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Des rails au milieu d’un parc ? Tel est le clin d’œil à l’histoire ferroviaire du site où se trouve le nouveau parc Flaubert. Jusqu’aux Jeux olympiques de 1968, les trains empruntaient en effet cette voie pour rallier Gières et le sillon alpin. Par la suite, sa fonction de gare de triage permettant d’acheminer les marchandises sur les sites de production du quartier lui a valu le petit nom de « terrain des embranchés de la Capuche ». Mais ce caractère industriel, qui domine encore au sud du parc et à l’ouest de la rue de Stalingrad, va progressivement s’estomper. Dans le cadre d’un projet de Zone d’aménagement concertée (ZAC) de 90 hectares, vont émerger de nouveaux pôles de vie et d’activités, plus conformes à la demande des habitants et à la transition écologique.

La colonne vertébrale du quartier

Symboliquement livré avant les logements et les équipements publics, le parc Flaubert intègre les attentes des Grenoblois qui se sont exprimés à plusieurs reprises dès 2011. Activités sportives, présence de la nature, aires de loisirs et de détente ont été plébiscitées. De par sa situation stratégique, quasiment au centre géographique de la ville et en lien avec les espaces verts des parcs Pompidou et Ouagadougou, il comporte d’importants enjeux en termes de déplacements et de biodiversité.

« Ce corridor biologique permet la mise en réseau écologique des espaces de la trame verte et les déplacements de la faune et de la flore » explique Quentin de Néeff, du service des espaces verts. Une fois ce cahier des charges établi, l’équipe mandatée(1) pour la réalisation a pu travailler et échanger avec les services de la ville et les différentes parties prenantes, dont les associations naturalistes, et affiner le projet.

Une oasis à partager

Chaises longues pour profiter du soleil, mobilier adapté au skate-board très pratiqué à la Bifurk, agrès de gymnastique, jeux pour enfants… sont autant de raisons de fréquenter le parc Flaubert. Mais parions que les Grenoblois seront nombreux à venir profiter des espaces « naturels » et des zones refuges pour les animaux et les végétaux.

Ainsi, chaque détail a été pensé en fonction de son impact écologique. Les eaux de pluie sont soit infiltrées grâce aux différences de niveau des sols, soit récupérées pour alimenter un système d’arrosage piloté par un logiciel. L’éclairage par Led, économe et directionnel, limite au maximum la pollution lumineuse qui perturbe les écosystèmes. Le choix des matériaux et des espèces végétales offre une grande variété de milieux naturels avec, sur une zone délimitée, une « réserve intégrale » sans aucune intervention humaine.

La mare offre, elle, un milieu humide unique en centre-ville où la vie est déjà en train de reprendre ses droits pour le bonheur des enfants… et des grenouilles.

(1) Paysagiste : atelier Jaqueline Osty & associés. Concepteur lumière : Concepto. Bureau d’études : Artelia.

Un nouveau dynamisme sur le secteur

Entretien avec René de Céglié, élu du secteur 4.

René de CegliéVous êtes élu du secteur 4 depuis un an. Quelle est votre vision de ce périmètre ?

Cette partie de Grenoble est en pleine mutation sur un plan urbanistique avec un fort renouveau démographique. Le parc, et ce qui va suivre avec la réalisation de la ZAC Flaubert, va apporter un nouveau dynamisme sur le secteur. L’image du quartier Capuche / Stalingrad souffre de commerces fermés, d’une voirie en mauvais état et d’éléments visuels qui dégradent cette rue, comme la présence d’une ruine et d’un terrain en friche. Avec la mobilisation des habitants, des commerçants et des acteurs associatifs, nous travaillons à la végétalisation de la rue, à la rénovation de la chaussée, à améliorer le cadre de vie par petites touches avec la démolition de cette ruine, et en impulsant un projet collectif sur la friche.

Quel rôle va jouer le parc Flaubert ?

Un des objectifs consiste à créer des circulations en reliant la partie Capuche à la partie Flaubert. Il s’agit aussi de développer un pôle de vie au niveau du carrefour Stalingrad/ Léo Lagrange et de créer des logements du côté de la rue Flaubert. Là, sur une parcelle que l’on appelle « l’îlot nord », 288 logements et un parking en silo seront construits.

Outre des animations pédagogiques sur le thème de la biodiversité, quels autres axes souhaitez-vous développer sur le secteur ?

J’aimerais impulser une dynamique autour de l’économie sociale et solidaire, qui est déjà bien représentée avec Grenoble solidarité, la Remise, la Ressource, et maintenant l’épicerie solidaire Episol. Ces lieux permettent de créer une véritable solidarité active, favorisant non seulement le vivre ensemble, mais également le faire ensemble.

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