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Bhoutan : la ville apaisée au pays du bien être

En novembre dernier, une dizaine de Grenoblois s’est rendue au Bhoutan pour un voyage d’études sur le Bonheur National Brut (BNB). Une occasion rare d’aller observer une autre manière de penser le développement.

Le cadre d'accueil de la délégation au Bhoutan

Le cadre d’accueil de la délégation au Bhoutan

A l’origine de cette initiative, l’association CCFD-Terre Solidaire Rhône-Alpes. Elle a créé le réseau Richesse pour réfléchir à la mise en place d’indicateurs de richesse alternatifs au Produit Intérieur Brut (PIB).

Dans l’agglomération grenobloise une expérience dans ce sens est lancée en 2012, l’IBEST (1), par le centre de recherche en économie de Grenoble (CREG), afin de mieux prendre en compte le bien-être des populations.

Au cœur de l’Himalaya, c’est un pays tout entier, bouddhiste, dont le nombre d’habitants dépasse les 700 000, qui expérimente un tel indicateur, le Bonheur National Brut (BNB), pour mettre en place des politiques publiques effectives. Invité pour une conférence internationale sur le BNB, le CCFD-Terre Solidaire Rhône-Alpes rassemble alors une délégation de chercheurs grenoblois, élue, bénévoles pour aller voir de plus près le laboratoire bhoutanais.

Une source d’inspiration

Le BNB est-il un modèle exportable en France ? « En allant au plus près des populations, cette monarchie parlementaire a réussi à faire du BNB un outil qui irrigue les politiques publiques. Il peut nous inspirer mais notre objectif à l’échelle d’un quartier repose surtout sur la participation des habitants. » Pour l’adjointe à l’évaluation des politiques publiques et la prospective à la Ville de Grenoble, Marina Girod de l’Ain, la méthode reste à inventer. La démarche Spirale reste le processus le plus connu à l’heure actuelle. Elle consiste en trois étapes : repérer les acteurs du quartier, aller à leur rencontre et leur poser trois questions : qu’est-ce que le bien-être pour vous ? Qu’est ce que le mal être pour vous ? Comment améliorer le bien-être collectif ?

Déjà testée dans le quartier Mistral elle le sera aux quartiers de l’Abbaye et au Clos d’Or/Capuche en janvier 2016. A partir de cette date, tous les agents en charge de la démocratie locale devaient être formés à la méthode spirale et l’utilisation de son logiciel. Pour les membres de la délégation et les bénévoles grenoblois du CCFD-Terre Solidaire, l’expérience du Bhoutan représente donc un pas dans les réflexions autour d’un développement plus humain de nos sociétés.

(1) Indicateurs de bien-être soutenables territoriaux

informationRenseignements divers
Pour en savoir plus sur le BNB, à découvrir, les émissions de France Info et France Inter qu’a réalisées Clémentine Méténier au Bouthan.
courrielhttp://www.franceinfo.fr/emission/en-direct-du-monde/2015-2016/trente-ans-de-bonheur-national-brut-le-bhoutan-tire-le-bilan-05-11-2015-04-12
courrielhttp://www.franceinter.fr/emission-ailleurs-dans-le-monde-la-face-b-de-lactualite-internationale-au-bhoutan-aux-etats-unis-en-

Vos commentaires

Commentaire de Marie DESTOT le 17 mars 2016 à 11 h 40 min

Qui a payé quoi pour ce voyage au Bouthan?
Les noms des participants et leurs fonctions à Grenoble ?
Réponse précise et detaillée a ces 2 qyestions svp.

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    Commentaire de La rédaction le 17 mars 2016 à 16 h 13 min

    Bonjour,
    Le CCFD-Terre solidaire, ONG de solidarité internationale reconnue pour son expertise sur les questions de développement, anime depuis plus de trois ans à Grenoble un groupe de réflexion et de sensibilisation autour des indicateurs alternatifs de richesse. Dans le prolongement de son travail local, le CCFD a coordonné ce voyage d’étude au Bhoutan en novembre 2015, afin de participer à la conférence internationale sur le Bonheur National Brut. Une délégation grenobloise s’y est rendue : Céline Bernigaud (CCFD-Terre Solidaire), Cécile Lemaître (CCFD-Terre Solidaire), Laurence Druon (CCFD-Terre Solidaire), Oliana Quidoz (étudiante en master2 « development and expertise of social economie »), Pierre Le Quéau (professeur de sociologie à l’université de Grenoble), Clémentine Méténier (journaliste radio à RCF) et Marina Girod de l’Ain (adjointe Evaluation et prospective, Ville de Grenoble).
    Le déplacement a coûté 1736 € par personne (vol, taxe d’entrée, hébergement, repas) au CCFD, sachant que les organisateurs de la Conférence ont couvert une partie des autres coûts : intervenants, guides, interprètes, transports locaux. Le projet global a été soutenu par des subventions de plusieurs collectivités locales, dont la région Rhône-Alpes et par des fonds propres du CCFD.
    La participation totale de la Ville de Grenoble s’élève à 800 € et a fait l’objet d’un vote au Conseil municipal du 27 avril 2015, avec approbation de l’ordre de mission de Marina Girod de l’Ain, seule représentante de la Ville.

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