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Eric Piolle : « Bâtir la ville pour toutes et pour tous »

©Auriane Poillet

Gre.mag fait la part belle à l’accessibilité dans notre ville. Est-ce une priorité de votre action ?

Grenoble est une ville effervescente, qui a mille facettes. Ce qui nous rassemble depuis toujours, c’est la volonté de bâtir la ville pour toutes et tous. Ici, nous ne croyons pas à la ville à deux vitesses, à la ville fracturée. Nous avons besoin des énergies de chacune et de chacun.

Nous faisons vivre l’accessibilité au sens large, bien sûr en permettant aux personnes en situation de handicap de vivre une vie pleine et digne. Cela vaut également pour les personnes qui poussent une poussette, pour nos ainé-es, pour les jeunes Grenoblois-es, pour les cyclistes, les piétons, les plus modestes. Nous élargissons et abaissons les trottoirs, nous multiplions les zones de fraîcheur, les jeux pour enfants, les bancs pour se reposer…

Nous généralisons la tarification solidaire dans les services publics, de l’eau à l’électricité en passant par Métrovélo, les piscines et les bibliothèques, qui sont 100 % gratuites depuis deux ans. La ville accessible, c’est la ville qui se donne et qui n’est plus privilège : c’est cela, réussir les transitions !

Grenoble démarre le Printemps des Chantiers Ouverts au Public (COP). C’est-à-dire ?

La transformation de Grenoble appartient aux Grenobloises et aux Grenoblois : les chantiers ouverts au public permettent aux habitant-es qui le souhaitent de contribuer à l’amélioration de leur quartier avec et sous le patronage des agent-es assermenté-es de la Ville de Grenoble.

C’est une nouvelle relation qui se tisse, au fur et à mesure des projets, entre les élu-es et les habitant-es, mais également avec les services de la ville. Bien souvent, nos agent-es sur l’espace public ne sont pas regardé-es. Or, leur travail est essentiel, c’est la clé de voûte de notre vivre-ensemble !

Et puis, cela rejoint une des priorités de notre action : l’espace public est un bien précieux, qui appartient à nous tou-tes. Pour en prendre soin, nous devons le faire exister, donner à voir son fonctionnement, ses contraintes et ses spécificités selon les saisons.

On vit sa ville autrement quand on a aidé à transformer un parc, une place ou qu’on a métamorphosé les abords d’une école.

L’épidémie semble ralentir. Comment abordez-vous les mois à venir ?

D’abord je tiens, une nouvelle fois, à saluer l’ensemble des Grenoblois-es qui ont permis à notre ville de traverser cette année d’épidémie : le personnel soignant, les éboueur-ses, les caissier-es, les chauffeurs de transports en commun, les policier-es, les pompier-es, etc. Je crois que nous avons tous réalisé à quel point ces métiers sont indispensables au fonctionnement de notre société.

En cela, je souhaite que nous sortions de cette crise plus fort-es et plus soudé-es. Que nous continuions à veiller les un-es sur les autres, pour faire reculer les violences exacerbées pendant cette crise. La crise sociale, elle, ne fait que démarrer : pour les étudiant-es, pour celles et ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et à payer leur loyer, à Grenoble comme partout en France.

Je fais confiance aux Grenoblois-es pour relever ce défi, celui de la solidarité et de la proximité, avec le même élan. La Ville de Grenoble va continuer à faire vivre, à hauteur de ses moyens, toutes les solidarités, et continuera à se mobiliser auprès de la Métropole, du Département, de la Région et de l’État pour que chacun-e soit bien présent-e à ce rendez-vous.

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