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Le saviez-vous ?

Une ville reconjuguée au futur antérieur

Imaginer Grenoble avec un tout autre visage, à partir de faits réels du passé… c’est la promesse tenue par l’exposition Grenoble, retour vers le futur, qui investit La Plateforme du 7 septembre, jusqu’au 3 décembre 2022. Une immersion dans l’histoire d’un futur oublié, rendue possible par le prisme de trois projets d’aménagement et de développement, que le destin a choisi de ne pas faire aboutir malgré la ténacité de leurs défenseurs.

©Fonds Atelier BENOIT Architectes depuis 1897

Et si Grenoble avait été une ville thermale, grâce à l’adduction de sources d’eaux chaudes en provenance de l’établissement thermal qui se trouvait historiquement à la Motte-les-Bains (l’actuelle commune de la Motte-Saint-Martin) ? Le tout accompagné d’hôtels, de restaurants, d’un casino, d’un théâtre et d’un musée en centre-ville, pour l’accueil et le plaisir des curistes…

Et si l’agglomération grenobloise avait bâti son campus universitaire sur les pentes de la Bastille, avec un accès par un ascenseur urbain au départ du Quai de France ?

Ou encore, et si Grenoble avait tissé un réseau de transports aérien, faisant circuler des petites cabines sur rail au-dessus des chaussées, boulevards et rues ?

Difficile à imaginer ? Et pourtant : «Grenoble, Ville d’eaux», «La Bastille, Acropole universitaire», et «Poma 2000, un réseau de transport en commun en site propre» sont trois projets «sérieux» qui auraient pu «changer la face de Grenoble et de son agglomération».

L’exposition est le résultat de trois années de recherches, d’enquêtes et de fouilles au cœur des archives de ces trois programmes, menées par Nicolas Tixier, chercheur et commissaire de l’exposition, en collaboration avec les étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble (ENSAG) et l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine (IUGA), et de nombreux partenaires (Agence d’urbanisme de la région grenobloise, AAU_Cresson, PACTE, l’ANR Sensibilia, Popsu Métropoles Grenoble, le Musée dauphinois, Région Auvergne-Rhône-Alpes).

«Comment pensions-nous le futur hier ?»

«Le clou de l’exposition, c’est la mise à jour des archives de ces trois projets inédits, de ces incroyables… Ce sont des projets oubliés qui ont activé le débat pendant plusieurs années. On a du mal à avoir la raison exacte de leur abandon. Ces trois projets jouaient avec la plaine, la pente et l’eau, des « écologies métropolitaines » oubliées de Grenoble», précise Nicolas Tixier.

Trois étudiantes ont chacune été chargées de recherche et de production d’un projet. Agathe Bréchemier, pour le projet «Bastille», raconte :

J’ai fait le tour des archives avec des questions très claires en tête au début, mais les réponses n’ont pas été si simples à trouver. Peu à peu, j’ai fait des liens entre les documents, recueilli des témoignages qui m’ont aidée à recouper les choses. J’ai remarqué des détails logés dans des petites informations…

En introduction, l’exposition accueille les visiteurs-teuses avec le plan Bernard, un plan d’aménagement de la ville, lui aussi peu suivi. Un cheminement invite ensuite à s’immiscer dans les trois projets, à l’appui de documents originaux, diaporamas, films inédits et photographies d’époque. Pour terminer, une ouverture vers les questionnements actuels et une œuvre de fiction à découvrir…

informationRenseignements divers
La Plateforme - Centre d’information sur les projets urbains – 9, place de Verdun
téléphone 04 76 42 26 82

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