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Une ferme urbaine aux « Mille pousses »

À l’automne 2020, une ferme urbaine de 2000m2 s’installera au sein du parc attenant au lycée hôtelier Ledisguières, réservée à la production de micro-pousses… Un projet porté par l’association «Mille pousses», soutenu par la Ville de Grenoble, avec comme enjeu phare d’allier alimentation locale et insertion professionnelle.

Image de synthèse. ©Ville de Grenoble

Créer un lieu de biodiversité, solidaire et pédagogique autour de l’alimentation locale, tel est le cœur du projet de cette ferme citadine.

Aux racines du projet, Isabelle Robles cherchait un lieu pour démarrer son activité de maraichage, en agriculture urbaine, avec l’association «Mille pousses». En parallèle, depuis plusieurs années, la Ville de Grenoble souhaite développer ce type d’initiatives, en faveur d’une alimentation saine et proche des habitant-es.

Les deux ont trouvé un terrain d’entente lors d’un appel à candidature préalablement lancé en 2018 par la collectivité, auxquels cinq porteurs de projets ont répondu. Celui porté par Isabelle a été sélectionné, puis testé dans un premier temps au sein d’une serre du centre horticole de la Ville de Grenoble, avec des membres de l’association.

L’objectif était de se rendre compte de l’intérêt de la production de micro-pousses, notamment destinée aux restaurateurs grenoblois.

Isabelle précise :

Les micro-pousses sont le stade de croissance d’une plante (radis, moutarde, brocoli, chou rouge, pois, tournesol…), après celui de la graine germée. Elles prennent peu de surface et peuvent être produites même l’hiver. Elles ont beaucoup de nutriments pour l’alimentation, sont goûteuses et ludiques en cuisine. Leur potentiel pour créer une activité agricole en ville est bien là.

 

Les micro-pousses en «test» au centre horticole, en 2018. ©Auriane Poillet

Sous une serre bio-climatique de 450m2, la culture des micro-pousses sera visible par les promeneurs du parc, avec l’idée de trouver le bon équilibre entre cette entreprise d’insertion et l’usage du parc, en préservant le paysage et les cheminements piétons.

«Nous avons envie de construire les choses avec le quartier. Nous sommes déjà en lien avec le lycée hôtelier. Ce sera un espace de découverte et d’apprentissage pour les élèves. Le fruit de leur travail se retrouvera dans leur assiette.»

En plein champ, un espace sera également réservé au maraichage, permettant aussi la production de légumes, de petits fruits, et de fleurs, pour la vente en direct aux habitant-es.

Une approche économique, sociale et écologique

L’autre intérêt majeur du projet, Isabelle l’explique :

L’objectif est de mettre en œuvre une activité qui crée de l’emploi, avec un potentiel d’accueil pour des contrats d’insertion allant de six mois à deux ans. Nous souhaitons accompagner les personnes dans leurs projets personnels.

Au démarrage de l’activité, deux embauches sont annoncées, avec l’objectif d’aller jusqu’à quatre, si le projet prend de la valeur.

Toute la production sera en agriculture biologique, avec un minimum d’outils mécanisés pour respecter le sol et sa biodiversité. Les porteurs du projet parlent de «recréer un petit écosystème».

L’aménagement aura lieu à l’automne, avec une convention de mise à disposition du terrain à l’association par la Ville pour une durée de cinq ans.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.facebook.com/MillePousses
courriel millepousses@netc.fr

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