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hôtesse des Jeux

Françoise Riekel : « Pendant les jeux, on avait le sentiment que tout était possible »

Françoise Riekel, aujourd’hui 78 ans, était responsable de l’accueil des hôtesses lors de la quinzaine olympique en 1968.

© Sylvain Frappat

« Si je m’en souviens de ces Jeux ? J’ai l’impression que c’était hier, c’était mon premier job ! »

En février 1967, Françoise Riekel a 27 ans. À la recherche d’un travail en lien avec sa licence universitaire d’allemand à Grenoble, elle devient, par hasard, hôtesse pour les Jeux Olympiques de 68 : « J’ai été embauchée un an avant le début de l’événement sportif parce que j’avais un très bon niveau d’allemand ».

Durant l’année 1967, des Semaines internationales sont organisées pour tester les installations sportives en construction ou déjà terminées. « C’était une sorte de répétition pour les quelques hôtesses déjà choisies » précise Françoise.

Quelques mois plus tard, elle devient l’une des secrétaires en charge du recrutement des 350 hôtesses du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO), déployées pour toute la quinzaine, aux côtés de 200 autres sélectionnées par l’Office national d’accueil ou l’ORTF. « Sont-elles capables d’accueillir les gens pour l’événement et les répartir sur les divers sites des JO ? », « parlent-elles au moins deux langues ? » : il fallait répondre à ce genre de questions pour être embauchées.

Françoise, habillée d’ « une parka rouge et bleue en peau de lapin » signée Pierre Balmain, assistera à la quasi totalité des épreuves, « avec toujours un lien particulier avec les athlètes, les journalistes ou les personnes VIP ! ».

Si elle n’est pas particulièrement nostalgique de cette époque, cinquante ans plus tard François admet qu’elle a vécu un moment historique : « Pendant les jeux c’est vrai qu’on avait le sentiment que tout était possible, tous les jours il y avait du nouveau, les crédits étaient débloqués, des choses grandioses étaient construites ».

Ce premier job aussi, était particulier, comme une parenthèse dans la vie de Françoise, qui continuera une carrière dans le secrétariat bilingue, français-allemand.

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