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Les berges de l’Isère invitent à un retour aux sources

Quand on regarde les gravures et peintures historiques de la cité grenobloise du XIXe  siècle, force est de constater que l’Isère en était un élément central. Peu à peu, la ville s’est distanciée de la rivière qui la traverse, pour se protéger de ses colères… Aujourd’hui, plusieurs énergies convergent pour que l’Isère occupe une place plus importante dans le paysage des Grenoblois.es, et dans leurs activités. En attendant une étude prospective sur la reconquête des berges de l’Isère en lien avec l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise, les projets qui embrassent la rivière sortent de terre. Ceux-ci sont issus de la volonté des collectivités, mais aussi des habitant.e.s, dans le cadre d’une dynamique participative.

©Danvin et Fortier 1835

La rivière grenobloise au fil des siècles

Si dès le XVIe  siècle, l’administration royale se préoccupait déjà de protéger la cité alpine des débordements récurrents de l’Isère, c’est au XIXe qu’un travail d’endiguement d’ampleur démarre pour lutter contre les inondations.

Un des éléments déclencheurs : la crue de 1859, qui plongea la ville et ses vallées dans les eaux pendant plusieurs semaines. Alors, les étapes de mise en retrait de la rivière par rapport à la ville se succèdent. Entre  1815 et  1870, la navigation sur l’Isère disparaît peu à peu, malgré les chemins de halage et l’aménagement des quais.

À cette époque, aussi, les habitations implantées au bord de l’eau sont détruites. Ainsi, avec le travail d’endiguement et les mesures de prévention mises en œuvre, le niveau de l’Isère baisse, et l’écart se creuse entre elle et la nouvelle ville, qui va gagner en hauteur.

Aller au contact de l’eau

Mais à vouloir s’en protéger, pour des raisons évidentes de sécurité, ne s’est-on pas privé des bienfaits qu’apporte la présence de l’eau en ville ? Proche de nous, la ville de Lyon nous fait de l’œil avec l’aménagement de ses quais et ses péniches en cœur de ville, ainsi qu’avec la présence majeure des eaux de la Saône et du Rhône dans le quartier de Confluence.

À Grenoble, Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme à la Ville de Grenoble, témoigne :

 Progresser vers les berges est un enjeu urbain fort. Historiquement, la ville s’est protégée de l’eau. Aujourd’hui, tout en se préservant toujours du risque d’inondation, nous sommes dans une tendance qui vise à aller au contact de l’eau, en accédant aux berges. Elles sont une richesse en termes de fraîcheur et de réserve pour la biodiversité. Trouver un aménagement qualitatif et paysager, c’est embellir les rivières qui sont délaissées. C’est aussi un enjeu de promenade à pied ou à vélo, pour des destinations de pique-nique ou de loisirs.

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