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Hôtel de Ville : remise en état des lustres monumentaux

Suite à l’incendie de la salle du Conseil municipal de l’Hôtel de Ville, certaines oeuvres d’art dans les locaux ont été salies par la suie. Parmi elles, des pièces uniques : deux lustres monumentaux composés de verre de Murano. Reportage au long court.

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358 tubes en verre de Murano composent ces deux lustres monumentaux que l’on peut observer dans le hall d’accueil élu-es de l’Hôtel de Ville. Ces pièces en cristal sont uniques.

Dessinées par le designer Joseph-André Motte, elles ont été réalisées par une entreprise parisienne qui a fait appel à des souffleurs de verre de Murano, une île située au nord de Venise connue pour sa production de verre.

«Les lustres, pendus à plus de cinq mètres de hauteur, sont composés d’une structure métallique à laquelle sont accrochées les ampoules et les parties en verre», détaille Elsa Belle, animatrice de l’architecture et du patrimoine Ville d’art et d’histoire.

Des opérations réalisées en interne

En septembre 2019, un incendie a dévasté la salle du Conseil municipal de l’Hôtel de Ville, endommageant le hall d’accueil (qui abrite les lustres), la salle des mariages, le salon d’honneur ainsi que les bureaux et les salles à l’étage. La suie ajoutée à la poussière a poussé la Ville de Grenoble à démonter cet éclairage hors normes, long de 8 mètres environ.

Quelques semaines après le désastre, une équipe d’électriciens de la Direction de l’immobilier municipal s’est chargé de décrocher les tubes de verre pour les stocker en attendant leur nettoyage. Celui-ci, réalisé par des agent-es de la Direction des affaires culturelles, était organisé en juillet 2020 (voir vidéo).

Une équipe des ateliers de décor du théâtre municipal s’est quant-à-elle chargée de la réparation de la visserie, le système d’accroche des tubes de verre sur la structure en métal. Elle a également fabriqué un matériel spécifique qui a permis la fluidité des opérations et la bonne conservation des verreries pendant leur stockage.

Fin novembre, les objets d’exception ont retrouvé leur emplacement d’origine, équipés de nouvelles ampoules LED basse consommation, moins énergivores que le système d’éclairage d’origine. «Ce qui fait que l’on va pouvoir les allumer plus souvent», se réjouit Elsa Belle.

D’autres restaurations en cours

Au rez-de-chaussée, d’autres oeuvres d’art ont souffert de l’incendie. Deux tapisseries hors normes installées depuis une cinquantaine d’années dans le salon d’honneur et la salle des mariages ont été salies par la suie.

Elles ont été décrochées, roulées et stockées à l’ancien musée de peinture. Une restauratrice du patrimoine avait réalisé un constat d’état pour déterminer la technique la plus adaptée au nettoyage du textile.

Dans la salle des mariages, les cloisons mobiles en laiton vont bientôt faire l’objet d’une restauration.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.grenoble-patrimoine.fr

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