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édito

3 questions à Eric Piolle

©Sylvain Frappat

Un nouveau mandat démarre, dans un contexte de pandémie. L’écologie est-elle toujours la priorité ?

Les longues semaines de confinement ont montré que les Grenoblois-es savent être solidaires et rigoureux.

Bâtir une ville qui protège chacun-e contre les aléas de la vie (santé, logement, sécurité, etc.), qui défend les biens communs (l’air, l’eau, la biodiversité, la santé, etc.) et qui donnent à toutes et à tous les outils pour s’émanciper (par l’école, la culture, les rencontres, etc.) : c’est notre défi commun.

La COVID-19 exacerbe les tensions déjà présentes dans notre société, notamment envers les femmes. Nous devons nous serrer les coudes et agir en pionniers, comme toujours.

Depuis 2014 nous avons montré que oui, une ville peut changer la vie. A présent, nous devons amplifier les transitions, dans tous les domaines, pour la justice sociale et climatique.

Grenoble accorde une place essentielle à l’alimentation. Quels sont les enjeux du Mois de la transition alimentaire ?

Le mois de la transition alimentaire est le fruit d’une coopération engagée de longue date avec tous les acteurs de l’alimentation, avec le monde paysan. Oui, l’échelle locale est pertinente pour relever le défi d’une alimentation saine et locale, de qualité et riche en emplois. Travailler la terre, bien manger: des activités qui donnent du sens à nos vies !

Aujourd’hui, les villes importent 98% de leur alimentation et sont très dépendantes des marchés internationaux. Cela nous rend vulnérables. Nous tenons le défi posé dès 2014 d’atteindre le 100% de bio ou de local. Nous ajoutons à cela l’objectif d’autonomie alimentaire : le monde paysan demande à être accompagné, à trouver des partenaires. Notre région est pleine de potentiel et de paysans motivés. La Ville de Grenoble répond présente !

Grenoble est finaliste pour devenir Capitale verte de l’Europe 2022. Vous êtes confiant ?

Je suis déterminé : ce résultat vient reconnaître les décennies de réussites grenobloises, que ce soit dans la santé, les solidarités, la nature en ville, les mobilités ou encore dans l’énergie : avant 2030, Grenoble pourra couvrir l’équivalent des besoins des Grenolois-es en électricité verte, 0% nucléaire 0% fossile. C’est une première en France.

Avec la Biennale des villes en transition, au début du printemps prochain, nous allons continuer à nous inspirer et à inspirer d’autres villes partout sur la planète. Les Grenoblois-es savent que ça marche, l’Europe le confirme.

Nous, les villes, nous savons apporter les réponses bonnes pour tout de suite et bonnes pour demain, là où les États sont parfois freinés par les lobbies. Soyons humbles devant nos réussites, enthousiastes sur notre potentiel, qui est immense, et restons déterminés sur les transitions à amplifier ensemble !

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