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Christopher Giroud

La rue, ma scène

Il a pris ses quartiers avec sa guitare cet été dans les petites rues du centre de Grenoble, entre la place Grenette et celle aux Herbes, pour le « rendu acoustique ».

 

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En fin d’après-midi jusqu’au soir, heures précieuses où les passants ont plus de temps, il n’est pas rare que la voix chaleureuse de Christopher Giroud, 25 ans, aux accents soul, pop et reggae ait rassemblé jusqu’à cinquante personnes.

Sur Facebook, son compte affiche déjà de plus de 4 400 followers…Ce début de succès a tout simplement bouleversé son itinéraire d’étudiant en dernière année de marketing international à l’École de management de Strasbourg. Ancien élève de prépa littéraire au lycée Champollion, « issu d’une famille de classe moyenne », il ne s’était jamais rêvé graine de star. C’est sur le tard que le jeune Grenoblois aux racines africaines, passionné de voyages, le look sobre et soigneusement composé, de longues dreadlocks impeccablement nouées sur l’arrière ou parfois recouvertes d’un fin bonnet noir, est « entré en musique ». « La chanson a toujours été là, mais sans plus. » Quant à la guitare, ce parfait natif de la génération Y ultra-connecté l’a apprise en autodidacte, à l’aide des nombreux tutoriels et cours gratuits en ligne, « comme cela se fait beaucoup aujourd’hui ».

Le déclic artistique, lui, a lieu en Colombie en 2012, où son programme de MBA à l’université de Medellín s’est doublé d’une première expérience de chanteur au sein d’un groupe reggae. Depuis son retour, plus un jour ne se passe ou « presque » à Grenoble ou à Strasbourg, sans une session à ciel ouvert. « La rue est la scène la plus accessible, et la plus libre aussi, que j’ai réussi à trouver. C’est la base qui me permet de me confronter au public, de créer une connexion avec lui et de développer mon catalogue selon ce qui lui plaît et ce qui me plaît aussi » explique cet expert en street marketing, qui entend devenir son propre manager.
Reprenant souvent Damian Marley, Craig Davis ou Alborosie mais composant aussi, il joue un rôle d’animation, « une sorte de service public » : « Quand tu vois les gens sortir de leurs courses pour écouter, c’est une victoire. Même s’ils ne donnent pas, quelque chose s’est passé. » C’est là aussi qu’il a emmagasiné le capital confiance pour postuler à La Nouvelle Star, en novembre dernier. Un premier essai où il a réussi à se hisser parmi les cinquante derniers candidats sélectionnés sur 8 000, et surtout une précieuse « confirmation de son potentiel ».
Aujourd’hui, les projets se bousculent : avec l’équipe d’un jeune label indépendant, Christopher prépare son premier CD en anglais pour l’automne. À guetter sur les canaux numériques ou à découvrir pour les plus chanceux en décembre : c’est promis, il reviendra à Grenoble pour Noël.

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