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La tranquillité publique sous le signe de la proximité

De la vie nocturne à la prévention de la délinquance en passant par le respect du Code de la route, la tranquillité publique concerne de nombreux domaines de notre quotidien. Pour répondre aux besoins de tous, la Ville mise sur la transversalité, le partenariat et une approche de proximité qui encourage l’implication des habitants. Explications et interview d’Élisa Martin, adjointe à la tranquillité publique.

Quels sont les domaines concernés par la tranquillité publique ?

Tout ce qui préoccupe les habitants nous préoccupe ! Mais il faut proposer une réponse en lien avec nos outils de politique publique, dans le cadre des compétences communales. Il s’agit d’être clairs sur ce qu’on est capables de faire, concrètement, sans démagogie, en gardant à l’esprit qu’on est en bout de chaîne et qu’on n’a aucune emprise sur les trafics d’êtres humains générant prostitution ou trafics de stupéfiants.

Quelle approche privilégiez-vous ?

D’abord, la diversité des actions : il peut y avoir du répressif, quand le maintien de l’ordre républicain l’exige, mais aussi une réponse éducative, grâce au travail avec les jeunes de la Mission locale,
des éducateurs… et, enfin, un aménagement de l’espace public pour améliorer la visibilité d’un lieu sensible par exemple.

Cette démarche s’appuie sur un partenariat étroit avec la police nationale, les bailleurs, la prévention de l’enfance… Dans le cadre du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), on se rencontre régulièrement pour analyser les situations et apporter une réponse cohérente. Sans oublier les habitants, qu’on essaie de mettre en action en les encourageant à se saisir de l’espace public, qui est à eux !

Enfin, on privilégie la présence humaine. Au Village olympique, on a fait le choix, en accord avec les habitants, de remettre de l’humain en étendant le dispositif des Correspondants de nuit (CDN, lire encadré).

Quels sont les chantiers en cours ?

Faire de la prévention contre les risques d’entrée en trafic, notamment auprès des enfants dès 9 ou 10 ans. Aujourd’hui, on est confrontés à des groupes très structurés. En septembre, un séminaire nous a permis d’analyser ces mécanismes et on travaille avec l’Éducation nationale, le CODASE… pour apporter une réponse ciblée.

Il faut responsabiliser les consommateurs de cannabis face au système violent qu’ils entretiennent !
On va mettre en place une campagne afin de les sensibiliser aux nuisances qu’ils génèrent pour les riverains des points de deal.

Les Correspondants de nuit : dialogue et médiation

Les Correspondants de nuit (CDN) dépendent de la régie de quartier Villeneuve-Village olympique soutenue par la Ville et d’autres partenaires. Présent de longue date à la Villeneuve, le dispositif a été étendu au Village olympique en 2016 avec des horaires et des modalités d’intervention qui sont un peu différents pour mieux s’adapter aux problématiques rencontrées.

Ces quatorze médiateurs s’inscrivent dans une démarche de proximité et interviennent pour apaiser les conflits de voisinage, éviter les occupations abusives des montées… Une réflexion est en cours pour étendre le dispositif à d’autres secteurs de la ville.

Tél. 06 43 34 56 37

Prostitution : une situation apaisée

En 2016, à la demande des habitants et de l’Union de quartier Aigle-Foch-Libération, la Ville a initié une démarche pour apaiser les tensions liées à la prostitution. Des rencontres ont eu lieu entre les élus, le SPD (Service prévention de la délinquance), les habitants, l’Union de quartier et des associations qui soutiennent les personnes en situation de prostitution.

Ces réunions ont permis d’informer sur les actions menées par la police et d’engager une réflexion commune qui a débouché sur la réalisation collective d’une campagne de sensibilisation (deux cents affiches et mille tracts diffusés dans toute la ville) mettant l’accent sur la responsabilité des clients.

Un kiosque abandonné, où la prostitution s’installait, a été réaffecté à un usage commercial et l’Union de quartier a multiplié les temps festifs sur l’espace public (animations, jeux, pique-nique partagé…) permettant aux habitants de se réapproprier leur quartier.

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