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Les mille et une vies de Géo Perli

Président du COLJOG, artiste peintre, sculpteur, ancien footballeur de haut niveau et président du club de Grenoble, co-fondateur du musée Géo-Charles d’Echirolles… Géo Perli a consacré une bonne partie de sa vie à ses deux amours, sport et culture, « avec l’intime conviction que les deux étaient liés et l’envie de faire reconnaître le sport comme une activité culturelle ». Un parcours bercé par l’olympisme et ses valeurs, qui ont toujours guidé les pas du Grenoblois.

© Chaignet Renaud

A une époque où les canaux de diffusion pouvaient se compter sur les doigts d’une main, le jeune Perli est pourtant rapidement piqué par le virus olympique. « Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu cet attrait pour les Jeux. Quand j’étais gamin, dans les années 50, on arrivait à se tenir au courant des exploits comme on le pouvait. Je me souviens d’un habitant de mon quartier de l’Esplanade qui tenait par exemple une radio amateur où il donnait les résultats. »

L’olympisme, Géo, alors jeune sportif, l’a même effleuré du doigt à titre personnel. « Je faisais effectivement partie de la pré-sélection de l’équipe de France de football olympique avant les JO de Rome. A cette époque là, on venait de finir champion de France de D2 avec Grenoble et j’ai du faire un choix : les JO ou la D1. J’ai opté pour le second. Sans regrets même si aujourd’hui cela m’amuse de voir que le processus s’est complètement inversé, au football, mais aussi dans d’autres disciplines comme le tennis, et que les grandes stars feraient n’importe quoi pour y participer ».

On peut alors penser que le Grenoblois va pouvoir profiter pleinement de la tenue des Jeux d’hiver dans sa ville, en 1968. Perdu. « J’étais parti jouer au Mans à l’époque, à part un petit aller-retour d’une journée, j’ai suivi ça à la télé, en couleur ce qui était une première dans l’histoire des JO. Grenoble a pu compter sur moi vu toute la promotion que j’ai fait au Mans de l’événement ! »

Est-ce que j’aime les JO d’aujourd’hui ? Je ne sais pas.

De retour dans la région aux débuts des années 70, Géo Perli s’investit à Echirolles – il y sera directeur du service sport-culture pendant plusieurs années – et dans divers projets culturels et sportifs, et fait même une petite pige à la présidence du club de football de Grenoble au début des années 90.

« Mais les Jeux ne sont jamais restés bien loin de moi. Ma démarche a toujours été de dire que le sport est culture. Et, justement, l’olympisme, pour moi, c’est sport, culture et humanisme. A titre plus concret j’ai par exemple participé à une mission sur les retombées culturelles, sportives et économiques des JO d’Albertville en Isère. »

Et puis il y a le COLJOG, bien sûr, dont il devient le président dès sa création en 2002. Un costume taillé sur mesure, « qui me permet de faire ce qui m’a toujours le plus intéressé : faire passer des idées ».

J’aimerais beaucoup que le COLJOG se féminise davantage

Jusqu’à ce « Jubilé 2018 » qui lui tient particulièrement à cœur. « Est-ce que j’aime les JO d’aujourd’hui ? Je ne sais pas. Le marketing, le gigantisme… Certaines valeurs se perdent. C’est aussi pour ça qu’ils sont importants nos JO de Grenoble. Cela a été de beaux Jeux. Des Jeux humains. C’est cet humain qu’il est aujourd’hui important de remettre au centre des débats. Pour moi ce n’est pas seulement le 50ème anniversaire des JO, c’est l’anniversaire des Grenoblois. »

Un combat qui pourrait être son dernier à la présidence du COLJOG.

« Prendre du recul après ce cinquantenaire oui, cela me traverse régulièrement l’esprit. C’est peut être important de créer de nouvelles dynamiques. J’aimerais beaucoup que le COLJOG se féminise davantage également. »

Le « club » comme il aime l’appeler, ne manque de toute façon pas de projets. Géo Perli non plus. Le Grenoblois pourrait bien s’offrir quelques vies supplémentaires. Des nouveaux chapitres dont, on en prend le pari, l’olympisme ne devrait pas être bien éloigné.

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