Tous nos dossiers

Accueil >Dossiers >Tous nos dossiers>La tour Perret avec des yeux d’enfants

patrimoine urbain

La tour Perret avec des yeux d’enfants

« La tour Perret se raconte », c’est le thème exploré par huit classes d’écoliers, collégiens et lycéens grenoblois le vendredi 20  septembre 2019. À travers un parcours pédagogique au cœur de parc Paul Mistral, le jeune public a pu découvrir les dessous de la tour Perret, et l’observer sous plusieurs angles.

L’animation de cette journée a été prise en charge par le CAUE de l’Isère, la Ville de Grenoble, une architecte spécialiste du patrimoine du XXe siècle et deux associations patrimoniales grenobloises. 
©Sylvain Frappat

Les Enfants du Patrimoine est une manifestation nationale, proposée aux écoles par la Fédération Nationale des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), la veille des Journées Européennes du Patrimoine.

Dans ce cadre, à Grenoble, le CAUE de l’Isère a construit un programme autour d’un élément phare du paysage grenoblois : la tour Perret. L’objectif était de sensibiliser les enfants à cet édifice, son histoire, sa campagne de restauration en cours.

Construite par les frères Perret, cette « tour pour regarder les montagnes » est le seul témoin de l’exposition internationale de la Houille blanche et du tourisme de 1925. Se pencher sur sa construction, c’est découvrir une partie de celle de Grenoble…

« Il est important que les plus jeunes comprennent ce qu’il y a sous leurs yeux, pour préserver la ville plus tard », témoigne Nelly Revol, de l’association Patrimoine et Développement.

Leçons d’architecture

Ce jour-là, le jeune public a « revisité » la tour avec une approche à la fois architecturale, historique et paysagère. Isabelle Berruyer, architecte au CAUE de l’Isère lors de cette journée d’exploration, raconte :

En haut de la tour, on aperçoit un couronnement : c’est une plateforme panoramique, une table d’orientation à laquelle les visiteurs avaient accès jusqu’à ce que les ascenseurs tombent en panne dans les années 1960. À l’époque, il y avait une lumière de phare au sommet qui balayait la ville, pour être reconnaissable de loin.

Des origines du béton jusqu’à l’environnement de la tour, les élèves ont aussi expérimenté le dessin de détail et du grand paysage.

« En architecture, dessiner est un incontournable. Ce que l’on dessine, on le voit : c’est passé par les yeux et on le retient. Là, on est sur de l’observation in situ, en dehors de la classe. Il y a la rencontre avec l’œuvre : le visuel, le vécu du bâtiment, la représentation dans le temps et dans l’espace, la proportion. C’est une pratique éducative et artistique », confie Isabelle Berruyer.

informationRenseignements divers
courrielwww.grenoble.fr/1302

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi