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Croquis de quartier

Abbaye-Châtelet

À l’est de Grenoble, le quartier fait rimer mixité avec convivialité.

 

© Emdé

© Emdé

 

Veronique GoncalvezVéronique Gonçalves
« Ici, tout le monde se connaît ! »
À 44 ans, Véronique Gonçalves est accompagnante d’élèves en situation de handicap et présidente de l’association La Pirogue.

Avec mon mari et mes trois enfants, nous habitons le quartier depuis quatorze ans. On s’y est installés car il y avait tout ce qu’on recherchait : commerces, crèche, bibliothèque… ainsi que la proximité du centre-ville qui permet d’y aller à pied ou à vélo. Ici la population est variée mais tout le monde se connaît et j’apprécie cet aspect village qui permet de ne pas se sentir en insécurité. Et ça fait très longtemps qu’il n’y a pas eu de problèmes ! Il manquait seulement un lieu pour se retrouver, d’où l’idée d’un café familial qu’on a affinée avec les habitants. Pour cela, on a créé l’association La Pirogue en 2013 et on aura un lieu dédié dans la future Maison des habitants l’an prochain. En attendant, on organise un café éphémère pour des événements comme la fête de la MJC ou celle de l’école. On propose aussi des animations : chorale, atelier de réparation vélo…

 

766384_Fromagers AbbayeIsabelle et Patrick Mouroyanis
« Le marché apporte de l’animation »
Isabelle et Patrick Mouroyanis, 48 et 53 ans, sont fromagers au marché de l’Abbaye depuis 12 ans.

À la base, on n’est pas du métier : on était tourneur et secrétaire. On a repris l’affaire qui date d’une quarantaine d’années car l’idée de travailler ici nous plaisait. Il faut dire qu’on s’est connus sur les bancs de l’école du Grand Châtelet et qu’on y a habité presque toute notre vie. C’est un quartier très vivant, surtout quand il fait beau, et le marché apporte beaucoup d’animation. On a une clientèle fidèle : de nombreux habitants mais aussi, le week-end, des gens qui viennent de toute l’agglomération. Bien sûr, il y a un peu d’incivilité comme partout mais ça reste minime. Le grand problème c’est le stationnement. Avec les travaux au Châtelet et la démolition du parking en face de la Marelle, il manque vraiment des places ! En revanche, cette réhabilitation apporte beaucoup : c’est mieux agencé, il y a moins de grisaille et plus de verdure.

 

Saadia Nait ElasriSadia Nait el Asri
« Un quartier que j’ai tout de suite aimé »

Cette mère au foyer de 45 ans habite l’Abbaye depuis 2001.

Je suis originaire de Casablanca et je me suis installée ici à mon arrivée en France. C’est un quartier que j’ai tout de suite aimé : c’est calme, proche du centre et il y a tout ce qu’il faut en commerces. Avec le stade et le palais des Sports c’est un peu dur de stationner certains soirs mais ce n’est pas trop fréquent. J’apprécie aussi le square du Commandant Perreau, qui vient d’être réaménagé, on s’y retrouve régulièrement entre mamans. Je connais beaucoup de gens du quartier car, au centre social, je participais à des activités avec le Réseau d’échange solidaire : danse, couture… Avec les travaux, c’est en suspens, mais j’ai hâte que ça reprenne ! C’est là que j’ai connu le collectif des habitants de Jouhaux. Comme c’est à côté, j’en fais partie. On organise des animations et des excursions : une après-midi avec les femmes au hammam, un voyage en Ardèche… même si ce n’est pas toujours facile de faire sortir les gens de leur quartier !

 

Antoine EttoreAntoine Ettore
« Une densification à outrance »

Antoine Ettore, 59 ans, est propriétaire du bureau de tabac Sept sur Sept, au-dessus duquel il habite.

Je travaillais dans le milieu de l’automobile quand j’ai repris le magasin il y a seize ans. J’y venais avec mon père quand j’étais enfant et c’est un emblème du quartier ! Il est ouvert sept jours sur sept depuis 1963, c’est l’un des plus anciens tabacs de Grenoble.
À l’image du quartier, ma clientèle est très cosmopolite : ça va de la bourgeoise à la grande précarité, avec des familles, des étudiants et beaucoup de seniors qui vivent là depuis cinquante ans ou plus… Tous les matins à l’ouverture, j’ai un groupe qui m’attend. On boit le café, la plupart me tutoient et chacun sait que je suis toujours là pour rendre service : trouver une adresse, remplir des papiers…
En tant qu’habitant, j’ai récemment adhéré à l’association « Genin pour tous » car je suis inquiet pour la qualité de vie : les villas sont peu à peu remplacées par des immeubles. Nous étions dans un quartier verdoyant, mais la densification à outrance lui fait perdre son charme.

 

© Emdé

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Les commentaires (2)

Commentaire de anonyme le 4 décembre 2015 à 14 h 37 min

Bonjour
Quelle belle publicité !!
Il faudrait préciser que la première dame parle du côté Bajatière et pas du Grand châtelet en lui même, ou le terrain de foot qui rassemblait les jeunes de divers horizons a disparu, sans remplacement prévu. Que pour les enfants les activités à la MJC sont très limitées (une par tranche d’âge) difficile de se connaître si on est pas dans la même école, surtout que le super quartier sera totalement fermé, impossible d’y accéder, donc de sonner pour chercher un copain, et que le code de la route est très peu respecté (passages piétons, feu rouge…)
Plein de maisons vides en attente de démolition (alors que plein de gens sont à la rue ?).
Sur minitiube l’accès est aussi super sécurisé, impossible pour les enfants en primaire d’aller chercher un copain pour jouer dehors (où ?) plein de voitures se garent sur le peu d’espace disponible.
Pour ceux qui travaillent « à plein temps » pas tellement de convivialité.
Dommage on vient de nous couper les derniers arbres, et plusieurs maisons avec grand jardin sont déjà dans la besace des promoteurs pour de beaux et grands immeubles, bien sûr sans changer la taille des rues où on peut pas se se croiser et où il ne reste aucune place de stationnement !
On va donc bientôt partir, après 15 ans au Grand Châtelet et témoin de ses changements sans tenir compte des habitants du quartier.
On est certainement pas assez estampillé « populaire » pour se contenter de ce qui y est fait.

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Commentaire de Isabelle Chalon le 22 août 2016 à 21 h 01 min

Et oui, nous aussi on va quitter ce quartier. On y habite depuis 1973. On aimait « être en ville tout en étant à la campagne ». Il y avait de la verdure, on mange sur notre balcon avec la vue sur les montagnes, les écureuils et les pic-épeiches dans les arbres mais tout ça c’est fini. Il parait que c’est un quartier « en devenir » !! Pour l’instant il se dégrade et on construit un immeuble sur chaque petit espace. Je ne sais pas si cela améliorera la qualité de vie mais moi je plie bagages avec beaucoup de tristesse en espérant pouvoir vendre, ce qui n’est pas gagné.

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