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Gre.mag n°26 - Groupe « Ensemble à gauche »

Absorption d’ACTIS par Grenoble Habitat reportée : victoire importante des locataires et des salariés d’Actis « Les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne mène pas. »

Le 8 juillet, en réponse à la question orale de notre groupe qui, entre autre, l’interpelait sur le refus des salariés d’ACTIS de fusionner avec la Société d’Économie Mixte privée-publique Grenoble Habitat, voici ce qu’annonçait le maire au conseil municipal : « nous continuerons de faire vivre ce débat [sic !], de porter ce projet en adaptant le calendrier comme c’est nécessaire pour pouvoir approfondir le débat (…). Nous avancerons donc bien ensemble salariés, locataires, élus, représentants de la société civile pour la préservation de ce bien commun qu’est le logement social. »

Le 9 juillet, celui-ci annonçait dans une conférence de presse commune avec la Métropole qu’ils avaient décidé de « tout remettre à plat » et que la fusion était « suspendue jusqu’à l’année prochaine », comprendre jusqu’après les élections municipales de mars 2020.

Ainsi, en l’espace d’une seule petite journée, la simple « adaptation du calendrier » d’un soit-disant débat dont aucun Grenoblois n’avait encore jamais vu la couleur, s’est transformée en une «suspension » et une « remise à plat totale » du projet de fusion-absorption.

Ce soudain revirement, parce qu’il s’agit bien de cela, est une très bonne chose ! Comme l’a souligné le DAL38 dans un communiqué, il ne s’est pas fait tout seul : « C’est une très très belle leçon de choses ! Grâce à la mobilisation exemplaire des habitant.e.s, de l’unité dans l’action des syndicats et des associations de défense des locataires, la Métropole grenobloise et la Ville de Grenoble ont reculé ! On le savait mais c’est tellement agréable de le répéter : seule la lutte paie ! »

Cette « bonne chose » ne le sera définitivement que lorsque cette municipalité conviera enfin, sans langue de bois, les Grenoblois à définir ensemble les règles d’un véritable débat sur le sujet et arrêtera d’affirmer, comme le Maire le 26 juin au député François Ruffin, que tout débat « aurait tourné au pugilat ».

Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher, Conseillers municipaux

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