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La tour Perret passe le test 

Depuis septembre, la tour Perret fait l’objet d’un chantier-test, dans le cadre de son projet de rénovation. Pendant cinq mois, plusieurs techniques de restauration du béton armé sont testées, afin de définir la recette la plus adaptée à ce monument unique. Un dispositif permet au grand public de suivre l’évolution des grandes manœuvres…

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Le chantier actuel de la tour Perret est bien plus qu’un chantier de réhabilitation classique. Acté en Conseil municipal à la Ville de Grenoble en 2016, il est l’occasion de faire des recherches sur les techniques de restauration du béton armé, une discipline récente encore soumise à des évolutions et des inconnues.

« La tour Perret est une richesse à se réapproprier, un symbole de l’eau et de la montagne avec l’hydroélectricité, de notre histoire industrielle et culturelle. Sa remise en état est un défi technique et patrimonial », exprime Éric Piolle, maire de Grenoble.

Toisant les 95 mètres de hauteur, l’édifice a été construit en 1924 par les frères Auguste et Gustave Perret, et a difficilement résisté au passage du temps. En témoignent notamment les aciers apparents, que découvre le béton ébréché.

« Cela montre que quelque chose n’a pas fonctionné dans le couple béton-acier », constate François Botton, architecte en chef des monuments historiques, maître d’œuvre de la restauration.

Tests grandeur nature

Le chantier vise à renforcer la structure en béton armé de la tour. L’architecte se réjouit :

 Il s’agit de s’assurer du respect du projet architectural d’origine et de la pérennité de l’ouvrage pour les 90 ans à venir. Ce chantier nous donne le confort de tester différentes techniques in situ, avant le chantier principal .

Sur la partie basse de l’ouvrage, deux des huit piliers expérimentent des solutions alternatives. Tout d’abord, la mise en œuvre du béton, projeté ou coulé avec un système de coffrage. Ensuite, le renfort des aciers, soit en rajoutant de l’épaisseur à la tour, soit en les déplaçant vers l’intérieur.

« Les deux options fonctionnent, précise François Botton. La première a pour conséquence de modifier l’œuvre de Perret, en changeant l’épiderme, car il faudra casser et refaire du parement. C’est l’aspect éthique qui tranchera, certainement ».

Approchez, approchez !

Une passerelle en bois a été construite sur mesure et installée par l’entreprise Comte. Elle épouse les deux piliers actuellement en test, pour approcher « ce phare qui mérite d’être regardé de près », selon l’architecte. Ouverte au public, cette plateforme permet de voir l’évolution du chantier.

Début décembre, une table ronde professionnelle sera organisée pour partager les résultats de cette étape, et resituer le chantier grenoblois dans les recherches en cours sur la restauration du béton armé au niveau national.

La fin des travaux est prévue pour 2023. Ils rendront à la tour sa vocation initiale : l’accès public à la table d’orientation en hauteur, pour observer le grand paysage et les montagnes.

informationRenseignements divers
Interrompues, les visites guidées du chantier reprendront lorsque la situation sanitaire le permettra. Sur inscription, accessible en fauteuil avec aide - Réservations :
téléphone 04 76 42 41 41
courrielhttp://www.grenoble-tourisme.com/fr/

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