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témoignage

Coline Picaud : «Voir les gens s’émanciper dans une langue»

Coline Picaud est coordinatrice pédagogique des ateliers sociolinguistiques (ASL) à la Maison des Habitant-es (MdH) du centre-ville et du Bois-d’Artas: un dispositif d’apprentissage de la langue française pour les étrangers.

©Auriane Poillet

Elle coordonne, recrute et forme les bénévoles des ASL, gère le suivi pédagogique des «apprenant-es», et enseigne deux cours pour les grand-es débutant-es.

La jeune femme, sensible au sujet de l’immigration et de l’exil, de par ses origines italiennes, exprime :

J’aime voir les gens s’émanciper dans une langue. Il s’agit aussi de leur donner une place ici, en tant qu’institution. J’aime travailler avec la dynamique et l’accueil inconditionnel à la MdH. Les apprenants s’approprient ce lieu, se confient sur leur histoire…

Ce métier, Coline le raconte dans une BD documentaire Personne ici ne sait qui je suis (éditions Le Monde à l’Envers). Le récit d’une année aux ASL à travers son regard et les témoignages d’apprenant-es venant d’Afghanistan, de Guinée, de Syrie, du Sri Lanka, du Brésil…

«Je veux faire connaître ces personnes. Si on prend le temps d’écouter, on ne peut plus rejeter en bloc.»

Dès le premier confinement, le contact a été maintenu à distance avec les apprenant-es: informations sur la situation sur Whatsapp, appels vidéo collectifs pour ne pas «perdre la langue», et même réalisation d’un challenge en vidéo où chacun-e pouvait faire découvrir ses vêtements traditionnels.

Aujourd’hui, la plupart des ASL continuent en présentiel.

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