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Esplanade

On connaît surtout l’Esplanade pour la foire des Rameaux. À l’entrée nord de la ville, entre la Bastille et l’Isère, c’est un quartier dont les habitants attendent le développement et la création d’équipements, malgré un dynamisme commercial certain.

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Emdé

 

Lundi 08 août 2016 Valérie Digione, habitante. Les croquis de l'Esplanade. Lieu : Quartier Esplanade. © Alain FISCHER 2016, Ville de Grenoble.

Valérie Di Gione

Âgée de 43 ans, Valérie Di Gione, assistante commerciale, vit dans le quartier avec son mari et leurs trois enfants.

« J’habite l’Esplanade depuis toujours et j’ai l’impression que la population vieillit car peu de familles s’installent. C’est vrai qu’au niveau des équipements il n’y a rien, ni pour les activités des enfants, ni pour le sport. Du coup, la vie de quartier s’en ressent : on a peu d’occasions de créer des liens. Par contre, pour les commerces, on trouve tout sur place et j’apprécie aussi d’être près du centre-ville.

Le quartier est bruyant la semaine avec la circulation route de Lyon et l’encombrement de l’autoroute, mais le week-end c’est très calme. Quant aux animations, on entend surtout les concerts, pas beaucoup la foire des Rameaux. Il y a trente ans c’était pire, le bruit a bien diminué.

C’est surtout gênant pour le stationnement mais j’utilise plutôt le tram. Le problème c’est que les arrêts de la ligne E sont mal situés. Il faut traverser l’Esplanade. Ce n’est ni pratique ni rassurant, et je ne laisse pas ma fille de 12 ans y aller seule. Il faudrait un arrêt sur le pont et rajouter des rames car, le matin, c’est tellement bondé qu’on ne peut pas monter. »

 

 

mardi 19 juillet 2016 Djalila et Julien Léo, boulanger, route de Lyon. Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2016

Dalila et Julien Léo

Après y avoir travaillé, Julien Léo a repris la boulangerie-pâtisserie Le Chantilly avec son épouse Dalila. Ce couple de trentenaires est installé depuis septembre 2010.

« Ici, tout est fait maison : le pain, les gâteaux, les viennoiseries, le salé… et on sait que les gens viennent pour ça, même si notre emplacement est aussi un atout. C’est très vivant, il y a d’autres commerces aux alentours et ça crée une dynamique, d’autant qu’on peut se garer facilement.

On a beaucoup de clients de passage qui s’arrêtent en coup de vent prendre une baguette, d’autres qui travaillent dans les environs et se garent à l’Esplanade. Et, bien sûr, des habitants du quartier : des enfants, des papis…

Avec la foire des Rameaux, c’est un petit village qui arrive ! Les forains viennent se servir chez nous et ça se passe très bien. On n’est pas du tout gênés par le bruit mais ça ne représente pas une hausse d’activité énorme. En général, les gens consomment plutôt à la foire. Le seul point négatif c’est l’entretien. La Porte de France est bien mise en valeur mais au-delà : plus rien ! Il n’y a même pas un bac à fleurs… »

 

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Angelo Ruta

À la Petite Esplanade, Angelo Ruta est propriétaire du café-restaurant La Tonnelle, au-dessus duquel il habite depuis 1996.

« Je suis originaire de Sicile et je suis arrivé à Grenoble en 1969. Mes clients sont des habitués du quartier mais aussi des gens de l’extérieur qui apprécient la terrasse, le calme… en dehors de la foire des Rameaux ! Pour moi c’est plus une nuisance qu’un avantage, ça ne me fait pas travailler : les gens passent sans s’arrêter, il y a beaucoup de bruit…

Le quartier se dépeuple, alors construire des logements je ne suis pas contre, mais pas au détriment du cadre de vie. J’espère qu’on ne remplacera pas les arbres par des immeubles ! Le quartier manque de verdure, à part le long du tram il n’y a pas un brin de pelouse…

Il faudrait surtout un effort pour la propreté et des ralentisseurs boulevard de l’Esplanade. Sa mise en sens unique a un peu diminué la circulation mais les gens roulent très vite. J’aimerais aussi qu’on réaménage le boulodrome : on pourrait en faire un lieu pour les associations ou une salle polyvalente.»

 

 

mercredi 6 juillet 2016 Aurélie Giacomuzzi, membre de l'association des habitants du quartier de l'Esplanade (AHQE). Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2016

Aurélie Giacomuzzi

Cette comptable de 37 ans vit à l’Esplanade avec son compagnon et leurs deux enfants depuis sept ans.

« On a choisi ce quartier pour la proximité de l’hypercentre alors qu’on n’a pas l’impression d’être en ville. Il y a un esprit village mais on manque de lieux pour se rencontrer. C’est pourquoi l’an dernier on a créé l’Association des habitants du quartier de l’Esplanade, dont je suis secrétaire. On voulait répondre à ce besoin et tisser du lien entre habitants, commerçants…

Cette convivialité compense un peu les inconvénients. On n’a aucun équipement de proximité et il n’y a pas de parc pour les enfants. Pour la propreté c’est déplorable et on subit les nuisances de la foire des Rameaux. Entre le bruit et les gens qui se garent n’importe où, c’est un enfer ! Je ne suis pas contre les animations mais il faudrait que ce soit moins long. Un marché, ce serait super !

Je suis le projet de réhabilitation et j’ai participé à des ateliers avec la Maison du projet. J’ai le sentiment que c’est long à avancer, alors qu’on attend avec impatience des retours avec des propositions concrètes.»

 

 

mardi 26 juillet 2016 Jacques Perez, Gérant de la Soupe aux choux.                                    Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2016

Jacques Perez

Jacques Perez est propriétaire du club de jazz La Soupe aux choux depuis 1982.

« L’intérêt ici, c’est qu’on peut faire du bruit. Il y a peu d’habitations juste autour et une faible densité de population dans le quartier. Mes clients viennent de tout le département car on peut se garer facilement. Il y a aussi des Grenoblois qui viennent en tram ou à pied puisqu’on est tout près du centre.

Pourtant ça reste un quartier périphérique. On ne se sent pas vraiment dans Grenoble, comme si le pont de l’Isère était une barrière… Mais on se sent chez soi. Il y a une bonne ambiance entre commerçants, voisins : on se croise, on discute et on se dépanne. Le matin, il y a de la circulation mais sinon c’est plutôt calme, agréable. Les bâtiments sont assez bas, donc on respire, on a de la verdure avec la Bastille et même la via ferrata en face si on veut prendre un bol d’air.

La foire des Rameaux gâche un peu tout cela. On ne peut plus se garer et mon activité s’en ressent. Mais elle existait déjà quand on a ouvert, alors on prend les choses comme elles sont. »

 

 

Modan BENYOUB, habitant du quartier de l'Esplanade, que j'ai interviewé pour les Croquis de quartier. Il ne rentre pas à Grenoble avant mi-septembre donc il m'a envoyé cette photo qui devrait nous permettre de publier son témoignage sur le web

Modan Benyoub

Cet artisan de 52 ans habite l’Esplanade depuis 1997.

« La foire des Rameaux existait déjà quand on s’est installés, donc on savait à quoi s’attendre. Elle est là depuis toujours, ça ne dure que cinq semaines par an et on fait avec… Pour moi la principale nuisance, c’est le passage et le stockage de véhicules. L’empreinte automobile est énorme et ça enlaidit encore le quartier alors que les trottoirs sont sales, défoncés…

Mais ça reste un endroit agréable à vivre : on est à deux pas du cœur de ville, on monte en Chartreuse très vite, on a la proximité des grands axes routiers… Mais l’Esplanade est un quartier qui n’a pas bougé depuis cinquante ans et, s’il doit évoluer, c’est important que les habitants participent.

Avec des voisins, on a créé l’AARE (Association des amis et résidents de l’Esplanade), dont je suis président, en mars 2016. Aujourd’hui, il y a une co-construction du projet de restructuration de l’Esplanade et on souhaite donner notre avis et discuter avec les décideurs. On est là pour être un interlocuteur et faire le relais auprès des habitants.»

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