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«Réfléchir à ce qui est essentiel pour faire société»

Dans le cadre de la 3e Biennale des Villes en transition, Gre.mag a interrogé Maude Wadelec, conseillère municipale déléguée Réseaux des villes en transition.

©Alain Fischer

Pourquoi la thématique du Temps de l’essentiel ?

Le contexte sanitaire permet de nous questionner sur ce qui est essentiel et sur ce qui l’est moins. Notre modèle de société va-t-il dans la bonne direction ou y a-t-il des modifications à effectuer dans la trajectoire ? Différents indicateurs montrent que le réchauffement climatique s’emballe, que nous sommes dans une fuite en avant.

Notre parti pris : se poser et réfléchir ensemble à ce qui est important, essentiel pour nous, pour faire société, à partir des trois piliers que nous avons posés : la transition environnementale, démocratique et sociale.

Vous vous appuyez beaucoup sur la société civile pour construire cette Biennale…

C’est la logique de la Biennale des villes en transition… Notre objectif : mettre en place des outils, des événements qui permettent aux habitants de s’emparer des différents sujets et de s’exprimer, notamment sur ce qu’est l’essentiel pour eux.

Le fait que ça vienne du terrain, d’une démarche participative, est important : pour que les transitions soient efficaces, effectives, elles doivent être adoptées par tous et toutes. Ce que nous proposons du 1er au 4 avril, c’est un temps de réflexion collectif pour se mettre en ordre de marche.

Pourquoi faire une Biennale ? Les transitions, ce n’est pas tous les jours et toute l’année ?

Oui, c’est tous les jours ! Mais l’intérêt d’une Biennale des villes en transition, c’est un foisonnement de petites perles, elle permet de condenser toutes les transitions qui s’opèrent sur le territoire grenoblois en quelques jours. De partager et d’informer, de montrer ce que Grenoble sait faire de mieux.

Nous avons été récompensés dernièrement et nous serons en 2022 Capitale verte européenne : on arrive à être à la pointe et en avance sur certaines transitions qu’il nous faudra encore amplifier. Ça nous permet aussi d’être en contact avec d’autres villes qui sont aussi dans une logique de transition, et qui peuvent nous inspirer.

Que faut-il encore développer ?

Nous sommes aujourd’hui dans une logique d’amplification des transitions menées au cours du mandat précédent et qui portent leurs fruits, autour des déplacements, de la végétalisation, des égalités etc. Il y a des transitions que l’on va initier : notre rapport au vivant avec la cause animale par exemple.

Et surtout, il y a une transition à laquelle on ne va pas pouvoir échapper, c’est cette transition du vivre ensemble, de l’inclusion dans toute la diversité de notre société. Nous sommes dans un contexte national et mondial qui nécessite une attention toute particulière sur cette transition du vivre ensemble, pour que chacun puisse trouver sa place et parce que chacun a sa pierre à apporter à l’édifice.

L’objectif est de pouvoir avancer en commun, en réseau au lieu d’avancer seuls pour amplifier l’impact de nos politiques publiques. Nous avançons avec toutes les villes de notre agglomération, de France, d’Europe et du monde qui se retrouvent dans ce discours et ce constat sur la société, et qui veulent identifier des pistes pour une société plus juste, plus équilibrée, plus robuste, plus épanouissante pour toutes et tous.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.grenoble.fr/628

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