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Croquis de quartier

La Capuche

Traversée de grandes artères, accueillant de nombreux commerces et boutiques solidaires, la Capuche est un quartier bien pourvu en équipements et transports en commun, mais où verdure et animation jouent trop souvent l’Arlésienne !

Emde capuche

© Emdé

 

Mercredi 14 octobre 2015 Sandra Schmitt, habitante du quartier de la Capuche, Grenoble. Lieu : batiment LOU, Grenoble. © Alain FISCHER 2015, Ville de Grenoble.

Sandra Schmitt
Âgée de 35 ans, Sandra Schmitt est auxiliaire de vie. Elle habite le quartier avec son compagnon et ses deux enfants depuis 2012.

« Ce qui est positif sur le quartier, c’est qu’on trouve plusieurs boutiques solidaires comme la Remise pour les vêtements, la Ressourcerie pour les meubles, les jouets… et qu’on est bien desservis par les transports en commun. Mais on se sent un peu à l’abandon car les immeubles sont mal entretenus par notre bailleur. Il y a beaucoup de familles mais, à part le parc Pompidou, on manque de lieux pour se retrouver. Du coup, avec d’autres mamans, on est en train de monter un collectif pour avoir une visibilité et plus de poids si on veut avoir une salle pour organiser des activités : repas partagés, cours de couture, anniversaires… La Maison des habitants (MDH) nous accompagne dans ce projet et organise aussi beaucoup de sorties où je vais avec mes enfants : lac, zoo, pique-nique… Je profite aussi des paniers solidaires qu’elle propose car ça permet d’avoir des produits bios et de saison à des tarifs intéressants. »

 

Jeudi 08 octobre 2015 EPISOL. Jean-Marc Lefebvre ( chef du projet associatif ), et Laurence Betous ( responsable magasin ) de l'épicerie solidaire LIEU : Episol, 45 rue Général Ferrié, Grenoble ). © Alain FISCHER 2015, Ville de Grenoble.Laurence Betous et Jean-Marc Lefebvre
Le responsable du projet Épisol et la responsable du magasin travaillent à la Capuche depuis son ouverture en juin.

« Notre épicerie solidaire pratique des tarifs différents en fonction du quotient familial et valorise les circuits courts. On a choisi la Capuche parce que c’est central dans la ville et qu’on s’adresse à l’ensemble des Grenoblois. De plus, la proximité des transports en commun est un atout : il y a le tram pas loin et la ligne Chrono C3 à un arrêt juste en face. C’est aussi un quartier où il y a de moins en moins de commerces : ça nous semblait pertinent de s’y installer car on contribue à le redynamiser, d’autant qu’on est dans les murs d’une ancienne supérette, ce qui nous donne une dimension de proximité. Enfin, la Capuche est un quartier dans lequel on trouve une diversité de population, cohérente avec notre projet de mixité sociale. Pour développer le vivre ensemble, on va proposer des activités en lien avec la MJC, qui est juste en face, ou d’autres acteurs du quartier.
Notre épicerie solidaire pratique des tarifs différents en fonction du quotient familial et valorise les circuits courts. On a choisi la Capuche parce que c’est central dans la ville et qu’on s’adresse à l’ensemble des Grenoblois. De plus, la proximité des transports en commun est un atout : il y a le tram pas loin et la ligne Chrono C3 à un arrêt juste en face. C’est aussi un quartier où il y a de moins en moins de commerces : ça nous semblait pertinent de s’y installer car on contribue à le redynamiser, d’autant qu’on est dans les murs d’une ancienne supérette, ce qui nous donne une dimension de proximité. Enfin, la Capuche est un quartier dans lequel on trouve une diversité de population, cohérente avec notre projet de mixité sociale. Pour développer le vivre ensemble, on va proposer des activités en lien avec la MJC, qui est juste en face, ou d’autres acteurs du quartier. »

 

jeudi 1er septembre 2015 Annick Farbos, habite le quartier de la Capuche. Sylvain Frappat - Ville de Grenoble 2015Annick Farbos
Cette habitante de 52 ans est agent médiateur.

« J’habitais la Capuche il y a vingt-cinq ans et j’y suis revenue l’an dernier par hasard. Je trouve qu’il y a beaucoup moins de magasins, surtout rue général Ferrié, et le quartier manque de lieux de convivialité. Pour tisser des liens, je participe au comité d’attribution du Fonds de participation des habitants à la MDH : ça permet d’être au courant des projets qui se montent et de soutenir des initiatives, comme la fête sur l’écocitoyenneté en juin dernier. J’apprécie d’habiter à côté du parc Pompidou, même s’il mériterait d’être mieux mis en valeur. C’est agréable de bénéficier d’équipements sportifs : la piscine du Clos d’Or, où je fais de l’aquagym, et le gymnase Reyniès Bayard où je pratique la zumba.
Pourtant, tout n’est pas parfait et la sécurité s’est dégradée sur Léo Lagrange : j’ai eu ma voiture incendiée. Beaucoup de conducteurs s’amusent à rouler très vite à toute heure et il y a même de la prostitution du côté des grands boulevards. »

 

Jeudi 15 octobre 2015 Christian Zohoncon, Croquis de quartier Capuche Photo : © Thierry CHENU thierry.chenu@grenoblecommunication.fr +336 84 52 10 99 - www.grenoble.fr Droits réservés : Ville de Grenoble © 2015Christian Zohoncon
Architecte à la retraite, Christian Zohoncon s’est installé ici en 1958.

« Je suis originaire du Dahomey, l’actuel Benin. À mon arrivée, la Capuche c’était la campagne et j’ai vu le quartier se construire. Depuis 1962, je suis président de l’association des locataires du groupe Léo-Lagrange, soit 217 logements. Notre principal problème, c’est que la résidence n’est pas fermée alors qu’on le demande depuis trente ans ! Du coup beaucoup de gens viennent se garer pour aller prendre le tram et il y a de sérieux problèmes de stationnement. Il y a aussi de l’incivilité :
des choses jetées hors des poubelles, des dépôts sauvages d’encombrants. Cependant, on est bien desservis par les transports en commun. J’ai ma carte et je prends très régulièrement le bus et le tram. C’est pratique, d’autant qu’on est dans un quartier central. Aujourd’hui, je constate que la population évolue, devient multiculturelle et le quartier doit relever le défi du vivre ensemble.  »

 

Vendredi 23 octobre 2015 Guillaume Perrin, Rue de Stalingrad Photo : © Thierry CHENU thierry.chenu@grenoblecommunication.fr +336 84 52 10 99 - www.grenoble.fr Droits réservés : Ville de Grenoble © 2015

Guillaume Perrin
Cet ingénieur informaticien de 36 ans habite la Capuche avec son épouse depuis 2008.

«  On s’est installés ici car le quartier est proche du centre-ville. Je m’attendais à un esprit village mais je trouve que ce n’est pas un quartier très vivant. Bien sûr, il y a ce qu’il faut pour faire les courses sur place et c’est appréciable. Mais, rue de Stalingrad, il y a pas mal de magasins qui ferment. Les rideaux toujours baissés ajoutent à la grisaille et donnent l’impression d’un quartier qui meurt, surtout qu’on est dans un environnement plutôt bétonné. En effet, ça manque de verdure et j’ai donc été content d’apprendre qu’un projet de fleurissement est en cours. Un autre point positif est la rénovation de la chaussée rue de Stalingrad : je suis cycliste et cela fait du bien en termes de confort !
J’aimerais qu’il y ait davantage d’animations. Heureusement, la MDH fait bouger les choses : il y a souvent des expos et je participe au jardin éphémère rue de Stalingrad car c’est l’occasion de nouer des relations avec les habitants. »

 

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