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Septembre 2015 / Groupe  Rassemblement de Gauche et de Progrès

L’action sociale grenobloise en panne

Lors du précédent mandat, le CCAS a fait l’objet d’un fort développement grâce à une véritable priorité budgétaire et des choix politiques clairs.

Vendredi 04 avril 2014 Olivier Noblecourt (PS) 1er Conseil Municipal Photo : © Thierry CHENU thierry.chenu@grenoblecommunication.fr +336 84 52 10 99 - www.grenoble.fr Droits réservés : Ville de Grenoble © 2014

De nombreuses initiatives ont été développées, avec le souci de s’adresser à tous les Grenoblois, notamment la classe moyenne fragilisée par la crise : les Maisons des Habitants, les plateformes « mobilité », « accompagnement budgétaire » et « précarité énergétique », le microcrédit personnel, les paniers solidaires, les réseaux d’échanges réciproques de savoirs, le Pass culture, le programme « Parler Bambin » pour l’acquisition du langage, « Avant’âge » pour les séniors, les comités des usagers, le fond « coup de pouce » pour les jeunes, les actions d’écrivain publics, les fonds de participation ou l’engagement d’une tarification sociale et progressive de l’eau.

Le « plan stratégique du CCAS » présenté par la nouvelle majorité présente peu de propositions concrètes concrétisant le « bouclier social » annoncé.

Compilation de généralités et d’intentions, ce plan montre une absence de choix politiques sur enjeux de l’action sociale. Certains éléments fondateurs du modèle grenoblois, comme le développement social, facteur d’ancrage des services sociaux dans la vie quotidienne, ne sont plus évoqués.

Plusieurs décisions prises sans publicité sont inquiétantes : suspension de « Parler bambin », suppression annoncée de « Manger malin » bénéficiant à des centaines de familles pour obtenir du lait maternisé à prix réduits, arrêt brutal de transports pour les personnes âgées à Bouchayer, fermeture du CHRS « La Boussole »…

Il est à craindre que l’action sociale Grenobloise ne subisse à l’avenir de nombreux renoncements guidés par une logique gestionnaire. Sans projet ni perspective financée, le CCAS de Grenoble risque de perdre le dynamisme et la solidité qui ont justifié tant d’efforts de tous ses agents.

Il est urgent que la majorité fasse enfin de l’action sociale une priorité assumée et concrète de son action.

Olivier Noblecourt – Conseiller municipal – Groupe « Rassemblement de Gauche et de Progrès »

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