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L’enfance de l’art

« Alors mon chéri, qu’as-tu fait aujourd’hui à l’école ? » Si votre enfant vous répond le plus naturellement du monde qu’il a réalisé une œuvre de lowbrow, de street art ou de board culture, comprenez qu’il a participé à un atelier de sensibilisation mené par Spacejunk Art Center Grenoble.

Periscolaire
Contrairement à une galerie, cette association de type centre d’art propose des interventions afin de développer la sensibilité des enfants aux pratiques artistiques émergentes. Cette année, ce sont les élèves de Lucie Aubrac et Élisée Chatin qui ont la chance de rencontrer les artistes soutenus par Spacejunk, d’exprimer leur sensibilité au contact d’œuvres originales ou de créer « à la manière de ». Pour la saison 2015-2016, Spacejunk travaille à étendre ce dispositif de la maternelle aux études supérieures. Pour ne plus rester bouche bée face à votre enfant, rendez-vous au 15, rue Génissieu.

informationRenseignements divers
téléphone 04 76 26 02 83 (Spacejunk - 15 rue Génissieux)
courrielhttp://www.spacejunk.tv

Trois questions à...

Quentin Hugard, responsable de Spacejunk Grenoble

 Ni galerie, ni centre d’art, qu’est-ce que Spacejunk Grenoble ?

« Installée depuis 2003 dans le quartier Championnet, Spacejunk est une association de type centre d’art. D’où son nom complet : Spacejunk art center Grenoble. Comme un centre d’art, nous avons une vocation de sensibilisation et d’éducation. Pour toutes les expositions, on met en place des dispositifs de médiation pour aller à la rencontre des visiteurs, pour échanger avec eux et leur donner les clés de compréhension des courants et des artistes qu’on défend.»

Quel type d’actions mettez-vous en œuvre avec les scolaires ?

« On fait des interventions directement auprès des élèves. Cette année on travaille avec les écoles primaires Élisée Chatin et Lucie Aubrac. Ces interventions se font dans le cadre du dispositif  » éducation artistique et culturelle  » (EAC) et sont soutenues par le Conseil général. Concrètement ce sont des interventions d’une heure pendant la pause-déjeuner où l’on apporte une œuvre originale. Par exemple, pendant l’exposition de Laurence Vallières, qui travaille le carton, les enfants ont d’abord fait des sculptures individuelles puis une œuvre collective à la manière de l’artiste. De plus, tous les mardis après-midi, on accueille des élèves de primaire à Spacejunk pour une visite et un atelier de création au milieu des œuvres d’art.»

Quels mouvements artistiques défendez-vous ?

« Ils sont au nombre de trois. Le street art (apparu à la fin des années 60) qui ne se limite pas au graffiti mais englobe toute la création qui va prendre place dans la rue : graffiti, collage, pochoir, destruction, installations, sculpture, numérique… On défend aussi la board culture, la création en lien avec les sports de glisse : skate, ski, snowboard. Là, ce sont soit des artistes qui ont une pratique de ces sports soit des artistes qui utilisent les skis, skates et snowboards comme support. La dernière forme qu’on défend c’est le lowbrow (années 60) et par extension le pop surrealism (années 2000). C’est un courant issu de la BD alternative, représenté par exemple par Robert Crumb. C’est la réappropriation de la culture populaire dans l’art comme langage universel, en opposition avec l’art conceptuel plus élitiste.»

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