Portraits

Accueil >Découvertes >Portraits>Monique et Jean Darnige : « Un quartier moderne et des appartements lumineux »

Malherbe en 1968

Monique et Jean Darnige : « Un quartier moderne et des appartements lumineux »

Monique et Jean Darnige sont habitants de la place Louis Jouvet.

Monique et Jean Darnige, place Louis Jouvet © Renaud Chaignet

« J’ai vu Malherbe changer de visage lors de mes déplacements professionnels  » se souvient Jean, ingénieur, « et j’ai été séduit par son côté novateur moderne et les appartements lumineux. »

Alors, quand le propriétaire de leur logement du cours de la Libération souhaite récupérer son bien, la décision est vite prise.

« Avec trois enfants en bas âge, il fallait réagir en urgence. Des appartements spacieux, confortables, une vue exceptionnelle sur le rempart de montagnes ainsi que des établissements scolaires, le conservatoire, les commerces et des espaces verts à proximité, des prix convenables… Nous n’avons pas hésité une seconde et nous avons emménagé parmi les premiers. »

Le couple emménage ainsi en même temps que des cadres moyens et supérieurs de Neyrpic, de Merlin Gerin, des fonctionnaires de l’État ou de la mairie, des enseignants, universitaires, etc.

« Les appartements se sont vendus rapidement. Pour les enfants, c’était le paradis » conclut Monique toujours aussi enthousiaste pour son quartier.

 

Monique Darnige, avec son uniforme d’hôtesse (veste). © Renaud Chaignet

Monique Darnige n’a pas tout dit.

En 1968, à 33 ans, alors professeure d’allemand en disponibilité pour élever ses trois enfants, elle se présente au recrutement des hôtesses des Jeux Olympiques. « Les critères des organisateurs : être plutôt jolie et dynamique et parler plusieurs langues » s’amuse-t-elle aujourd’hui.

Trilingue anglais/allemand – cette seconde langue étant très recherchée -, l’entretien n’est qu’une formalité pour Monique. Après un stage de formation, elle dirige six hôtesses au Village olympique, organise l’accueil des sportifs et attribue les voitures.

Ainsi un jour, un homme, sans se présenter, lui demande un véhicule pour se rendre en station. Elle lui attribue une 4L Renault. Bien mal lui en prit. Le directeur du grand quotidien sportif national (l’Equipe) déclencha un vrai scandale qui faillit coûter un blâme à Monique…

« Nous étions habillées par la maison de prêt à porter Weill, logions au Village Olympique et l’ambiance était excellente, surtout les soirs de médaille. Une incroyable expérience qui m’a permis de découvrir certaines pratiques sportives des jeux d’hiver et pratiquer l’allemand. Et c’était mieux payé qu’un travail de professeur » avoue-t-elle dans un grand éclat de rire.

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

Si l’Afrique m’était contée…

Sur son trente-et-un

Cuisine au sommet