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Parvis de l’école Nicolas Chorier : un projet désormais livré

En septembre 2016, à la veille de la rentrée des classes, comme prévu au calendrier, l’aménagement et la sécurisation des abords de l’école Nicolas Chorier s’achevaient. Ce projet, porté par le collectif du Conseil local des parents d’élèves FCPE de l’établissement, avait été retenu par les Grenoblois au budget participatif 2015. Rencontre avec Jacob Lamblin, membre du collectif.

En présence de Fabien Malbet (à gauche) adjoint aux Écoles et d’autres parents d’élèves, Jacob Lamblin (barbe) lors de l’inauguration du parvis Nicolas Chorier. © Sylvain Frappat

 

« Le premier budget participatif initié par la Ville de Grenoble a été une belle aubaine ! Nous étions prêts, d’autant plus que nous avions déjà un plan sous le bras. » explique d’entrée Jacob Lamblin avant de préciser que « le projet était sur la table depuis quelques années. ». Car « un trottoir étroit devant l’école, un carrefour large, encombré par les véhicules en stationnement ne facilitaient pas l’accès et l’attente devant le groupe scolaire Nicolas Chorier »  Les parents saisis de la question avaient déjà posé sur le papier les premiers axes de l’aménagement.

Un large parvis sécurisé devant l’école

Leur dossier proposait de sécuriser l’accès à l’école par un large parvis, limiter l’espace de voirie dévolu à la voiture sur le carrefour afin de faciliter les traversées piétonnes, ralentir le flux automobile et établir un partage équilibré des différents usages.

Dans le même temps l’ajout d’arceaux vélos veillait à favoriser ce mode de déplacement. La végétalisation et l’aménagement d’un jardinet cultivé par les élèves visaient à égayer l’espace public minéral.

Plus tard, le service Aménagement de l’espace public de la Ville/la Métro a proposé de fermer la rue Clément à la circulation afin de protéger les abords de l’école. La Direction de l’Action Territoriale et la Maison des Habitants Chorier Berriat ont organisé la rencontre avec les riverains et l’Union de quartier qui ont validé cette option.

Sortir du lot

160 dossiers ont été soumis au budget participatif en 2015. La Ruche aux projets, après présentation et motivation par les porteurs, a retenu 30 projets dont 20, après instruction par les service de la Ville et de la Métro, ont participé au vote final des Grenoblois.

A ce stade, les services de la Ville ont vérifié le caractère d’intérêt général des propositions et si elles entraient dans le champs de compétence de la Métro, maître d’ouvrage de l’aménagement de l’espace public. Le vote des Grenoblois, en septembre 2016, a sélectionné 9 lauréats (un gros projet et huit petits projets).

« Si nous souhaitons que le budget participatif conserve son engouement, il faut un peu de tout : du ludique, du plus « essentiel » et équilibrer les projets autant par leur nature que sur le territoire.

Mobilisation et stratégie

« Qu’il s’agisse de la Ruche aux projets ou du vote final, il a fallu se mobiliser et jouer fin face à la concurrence, annonce Jacob Lamblin. Déjà, avec 300 élèves dans le groupe scolaire, nous pouvions tabler d’entrée, sur un soutien potentiel de plus de 300 parents. Une belle rente de situation ! Ensuite, nous avons mobilisé les compétences techniques, informatiques, de relations humaines, d’éloquence de chacun à chaque étape de la participation. »

Mais surtout leur stratégie futée a payé. Au départ, le dossier, évalué à 100 000 euros, aurait pu intégrer la catégorie des gros projets. Son enjeu à caractère local n’aurait pas résisté face à des concurrents qui intéressaient plus l’ensemble de la ville. Ils l’ont donc proposé à 90 000 euros dans la section des petits projets.

« De plus notre dossier concerne la sécurité, les enfants, l’école ; des thèmes fédérateurs sensibles pour le public » avoue Jacob. Et bingo, mobilisation et stratégie ont porté leurs fruits. Le projet a été retenu par le public.

Esprit du budget

« Si nous souhaitons que le budget participatif conserve son engouement, il faut un peu de tout : du ludique, du plus « essentiel » et équilibrer les projets autant par leur nature que sur le territoire. En 2015, le vote final a fait la part belle aux projets des quartiers Nord de Grenoble, là où on se mobilise plus. Dans l’édition 2016, la répartition des lauréats semble s’être un peu plus rééquilibrée au profit des quartiers populaires. Pour ma part, en 2016, j’ai réparti mes votes sur les six secteurs de la ville » confie Jacob Lamblin.

Un satisfecit

Le nouveau parvis offre aujourd’hui un espace de rencontre où les parents patientent en discutant, organisent autour d’un petit café les élections des délégués de parents d’élèves afin de gagner en visibilité et accroître la participation.

Le carrefour, sécurisé, se traverse sans encombre, les arceaux à vélos favorisent les déplacements doux et le jardinet passionne déjà les enfants inscrits au périscolaire qui envisagent d’y exercer leur main verte, hors de l’école.

« Toutes nos doléances ont été prises en compte et le chantier, achevé à la veille de la rentrée, a respecté les délais. Nous remercions ici, les parents, le soutien des Grenoblois, les services de la Ville de Grenoble et de la Métro. Le budget participatif contribue à rendre chaque résident actif, plus respectueux des décisions et des aménagements publics et moins râleur » s’enthousiasme Jacob Lamblin. Un porteur de projet visiblement satisfait !

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