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Pour des spectacles cousus main

Conception, fabrication mais aussi choix des matières et astuces techniques… Tout au long de l’année, l’atelier costumes de la Ville apporte sa contribution à une quinzaine de spectacles.

Ateliers costumes

 

Niché sous les toits tout près du Théâtre municipal de Grenoble, l’atelier costumes est le domaine de Yolande Taleux et Sandrine Boufenneche qui s’activent dans le ronron des machines à coudre. Elles expliquent : « La base du métier est la même que pour une couturière : savoir mesurer, préparer un patron, couper et monter un vêtement. Mais pour un costume il faut tenir compte de contraintes particulières. Par exemple si les comédiens doivent se changer très vite, on utilise des pressions ou des fermetures-éclairs qu’on dissimule. On peut aussi renforcer une partie du costume si on sait qu’elle sera très sollicitée par la répétition d’un geste. » De plus, la formation d’une costumière implique une solide connaissance de l’histoire du vêtement. « On est souvent amenées à reproduire des coupes d’autrefois, et il faut être fidèle à ce qui se faisait pour que le public situe tout de suite l’époque. »

Un travail de longue haleine

Chaque année l’atelier travaille pour une dizaine de compagnies locales. A cela s’ajoutent les costumes de plusieurs spectacles du Conservatoire, et quelques réalisations pour des artistes de la région. « En fonction des délais et de nos disponibilités, on essaie de satisfaire le maximum de demandes. » Car chaque commande engage une collaboration dans la durée. « En début de saison on prend contact avec chaque compagnie pour estimer le temps de travail. Selon le nombre de comédiens et de changements de costumes c’est très variable ! Ensuite, on essaie de se rencontrer car l’idéal est que l’équipe nous présente son projet. »

C’est alors que débute la partie la plus créative. A partir de documents (photos, dessins…) plus au moins précis, il s’agit de « faire émerger ce qui est dans la tête du metteur en scène« . Ce travail se mène en équipe et chacune apporte ses idées pour réaliser des croquis qui sont proposés aux artistes.

« On montre aussi des échantillons pour conseiller sur le choix des tissus. » Puis une fois prises les mesures des comédiens, les costumières passent à la confection. « On a chacune nos domaines de prédilection, nos affinités avec les matières même si l’on est polyvalentes. Le plus souvent on se répartit les tâches, mais en cas d’urgence on peut travailler ensemble sur la même pièce. » Essayages, retouches, nouveaux essayages… Autant d’étapes « indispensables pour que les costumes tombent bien« .

Concevoir et expérimenter

Dans les prochaines mois, Yolande et Sandrine s’attèleront à la création des costumes du « Comte de Monte-Cristo » par la Comédie du Fol Espoir, du « Tartuffe » de Jean-Vincent Brisa, de « A trop aimer, passions contraires » de Muriel Roux, de « Burn baby burn » par les Mangeurs d’étoiles…

Du théâtre classique ou contemporain, du jeune public… et autant de nouveaux territoires créatifs où s’aventurer

« L’aspect intéressant du métier, c’est de concevoir des vêtements très variés et d’expérimenter de nouvelles techniques. On peut être amenées à créer des costumes inspirés d’autres cultures, ou bien à réaliser des chapeaux, à travailler des matériaux inédits, et il faut régulièrement se documenter sur Internet, dans des livres, auprès d’autres professionnels… A chaque fois on entre dans des univers différents et c’est un nouveau défi.« 

Vos commentaires

Commentaire de KARINE CHARVET le 24 novembre 2021 à 13 h 18 min

Bonjour,
Acceptez-vous des élèves de 3è en stage d’observation au sein de votre atelier ?
Cordialement,
Karine Chautard-Charvet

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