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Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas

Trois questions à Antonio Placer

Antonio Placer assurera la nouvelle direction du théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas dès cet automne.

Mercredi 24 juin 2015 Antonio Placer, nouveau directeur au théâtre de St Marie d'en Bas. Lieu : théâtre de St Marie d'en Bas, rue Très-Cloîtres, Grenoble. © Alain FISCHER 2015, Ville de Grenobkle.

 

Comment voyez-vous la culture aujourd’hui ?
Selon moi, la culture est une des conditions du lien social. Elle ne doit pas être de la simple diffusion. Je la vois comme la pierre angulaire de notre quartier métissé, miroir de l’histoire humaine de notre ville. Ici, le quartier Alma-Très-Cloitres est très riche en associations, il y a une grande énergie et nous souhaitons concrétiser des collaborations multiples. C’est notamment ce qui va se passer lors du week-end du 19 et 20 septembre (NDLR : Journées du patrimoine), pendant lequel le quartier sera en fête et le théâtre sera ouvert à ses véritables propriétaires, les citoyens !!
D’autre part, dans l’ancien théâtre grec, toutes les expressions artistiques cohabitaient ensemble. Ces rencontres, basées sur la magie du spectacle vivant, font du bien au cœur de la société qui nous accueille. Notre projet ira dans ce sens. À Grenoble, il y a de grands artistes et les frontières ne doivent pas diviser, elles doivent multiplier en ouvrant les portes. Par exemple, ce n’est plus possible d’aller au spectacle en sachant d’avance ce qu’on va voir !
Il faut reprendre l’habitude de s’étonner encore et encore pour ne pas succomber au lavage de cerveau imposé par la télévision, qui donne le faux pouvoir de surfer sur les choses pour échapper à ce qui est profond. Le théâtre est un lieu de rébellion, d’enrichissement et non une prison de la pensée unique. C’est important de prendre un risque pour découvrir des choses qu’on ne connaît pas et se faire sa propre idée.

En quoi ce projet sera-t-il tourné vers les jeunes ?
Nous souhaitons lier le spectacle et la médiation. Par exemple, nous souhaitons créer des rencontres où les artistes raconteront leur propre adolescence aux jeunes, cette période de la vie qui est difficile pour tous et où on se cherche. Mais ce n’est que si tu es paumé que tu peux te trouver ou te retrouver. Les problèmes d’adolescence sont à la base de tout parcours artistique. Le but de ces rencontres est une transmission pour aider les jeunes à trouver leur projet personnel, leur passion, leur invention, « leur fruit ». (…) Dans la société, on cherche à être reconnu. Pour moi, on doit plutôt s’occuper de quelque chose qui est essentiel pour nous-mêmes.
En ce sens, la citation de René Char me tient particulièrement à cœur : « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »

Que ressentez-vous à l’approche de votre entrée dans les lieux ?
Je ressens une grande joie et une grande fierté de pouvoir proposer une autre façon d’accomplir un bout de chemin à l’intérieur de ce quartier-là. C’est l’envie d’inviter et de pouvoir apporter un autre son de cloche. Je ressens le même trac vital et la même excitation que pour une création. C’est l’heure de célébrer comme il se doit les « Racines d’ailleurs des gens d’Ici ».

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