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Cabaret Frappé : attention pépites !

Voilà 21 ans que, chaque été, le Jardin de Ville bat au rythme du Cabaret Frappé. Ce Festival de musiques actuelles 100% gratuit nous promet, cette année encore, de belles découvertes musicales au cœur de Grenoble.

Concerts

Un cabaret 100% frappé !

Parmi les nombreux festivals d’été, le Cabaret Frappé tire son épingle du jeu grâce à ses nombreux atouts : une programmation musicale toujours pleine de surprises, un cadre magnifique en plein centre-ville, une formule 100 % gratuite permettant à tou.te.s de profiter pleinement de l’événement. Et un parti-pris : offrir une belle visibilité à des artistes locaux, nationaux et internationaux en pleine ascension jamais programmés à Grenoble, ou en tout cas pas récemment.

©Sylvain Frappat

Une édition 2019 engagée et paritaire

Le ton de l’édition 2019 sera donné dès le premier soir avec deux artistes féminines engagées aux identités fortes : Camilia Jordana et Neneh Cherry, dont les derniers albums, moins consensuels que les précédents, évoquent tout aussi bien la cause des migrants, l’IVG, la place des femmes dans la société ou le multiculturalisme.

« Ce sont elles qui ont guidé le reste de la programmation », explique Robin Direr (Le Périscope), chargé de la programmation cette année.

 L’engagement des artistes sur scène et une certaine prise de risque dans leur projet sont des éléments moteurs dans la programmation du Cabaret Frappé. En prime nous sommes parvenus, après plusieurs années dans cette direction, à atteindre la parité sur la Grande Scène. Ce dont nous sommes très fiers car les femmes sont sous-représentées dans le monde de la musique sur l’ensemble des postes.

Ce fil rouge guidera toute la semaine, jusqu’à la clôture le samedi 20  juillet avec le Groupe O’Sisters, composé uniquement de femmes venues de tous les horizons.

Une belle soirée de clôture en perspective, au cours de laquelle elles nous embarqueront pour un étonnant voyage musical mêlant gospel, jazz, rap et percussions et, à la clé, des messages d’autonomie, d’amour et de solidarité à toutes les femmes du monde.

Un subtil mélange de styles et de culture

La diversité des styles musicaux jonglant entre hip-hop, soul, rock, électro, beatbox, etc., et des cultures, avec neuf pays représentés, sont les autres points forts de cette édition.

Le Québécois Hubert Lenoir viendra enflammer la grande scène le mardi 16  juillet tout juste suivi par la voix planante de sa compatriote Charlotte Cardin, tandis que la Capverdienne Mayra Andrade et la Kenyane Muthoni Drummer Queen réchaufferont un peu plus encore l’atmosphère le jeudi.

Au milieu de tout cela, la scène locale n’est pas oubliée : une belle place est donnée chaque soir aux artistes locaux en pleine ascension, pour certains issus de la Cuvée Grenobloise.

Bref, cette 21e édition nous réserve de beaux moments et saura à coup sûr magnifier un peu plus encore l’exceptionnel écrin du Jardin de Ville.

informationRenseignements divers
courrielwww.cabaret-frappe.com

interview

Emmanuel Carroz : "Quand l’égalité devient naturelle, c’est gagné"

 

Emmanuel Carroz, adjoint en charge de l’égalité des droits et de la vie associative. ©Sylvain Frappat

Le Cabaret Frappé propose une scène paritaire cette année. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je suis évidemment ravi ! D’autant plus que cela s’est fait naturellement, sans sollicitation particulière de notre part. Quand l’égalité devient naturelle, c’est que l’on a gagné.

Cela montre que la société a évolué. Pour autant, j’avoue être très surpris qu’il faille aussi se battre pour la parité dans le monde des arts.

Vous n’avez pas fait de la culture un champ d’action prioritaire en matière de parité ?

Non, car il y a bien d’autres domaines dans lesquels le chemin semble plus long : le sport, l’éducation, les ressources humaines… Nous avons en priorité cherché à donner l’exemple en cherchant à essaimer sur l’ensemble de nos directions au sein même de nos services.

Le fait aujourd’hui qu’un événement comme le Cabaret Frappé propose une scène paritaire prouve que ça a percuté. Parallèlement, partout dans la ville, Grenoble renforce la place des femmes, avec des nouveaux noms de rues, d’écoles, d’arrêts de tram, des expositions, des happenings, des fresques… 

En développant le sport féminin, en travaillant sur des cours d’écoles non genrées, les femmes sont au cœur de la ville.

Êtes-vous satisfait du chemin parcouru ?

Je suis à la fois satisfait et vigilant. Je suis ravi de voir que dans beaucoup de domaines les choses évoluent, y compris lorsqu’on nous interpelle sur la féminisation – ou plutôt la démasculinisation ! – de la langue française dans nos écrits.

Pour autant, le mouvement anti-IVG aux États-Unis me prouve qu’il faut toujours rester sur nos gardes et militer car on peut vite régresser en matière de droits dans ce domaine. Cette action pour la parité s’inscrit dans une mobilisation générale pour l’accès à la culture.

Depuis 2014, la Ville de Grenoble s’engage pour que l’intense vie culturelle grenobloise soit ouverte à toutes et tous : art dans l’espace public, gratuité totale du Cabaret Frappé et des bibliothèques, gratuité des musées pour les moins de 26 ans et minima sociaux, partenariats avec les acteurs de la solidarité, hospitalité pour les personnes migrantes…

Cette mobilisation passe bien sûr aussi par l’éducation artistique et les pratiques amateurs : 100 % des écoliers sont engagés dans des parcours artistiques et culturels, le conservatoire propose des bourses d’étude uniques en France… Pour qu’à Grenoble, on vive les cultures comme on respire.   

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