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Le Musée de Grenoble met les femmes à l’honneur

Jusqu’au printemps prochain, le Musée de Grenoble consacre deux expositions à des artistes féminines du XXe siècle : Georgia O’Keeffe, grande figure de la peinture américaine, et la sculptrice espagnole Cristina Iglesias.

Georgia et Cristina

Cet hiver, le Musée dévoilera les peintures de fleurs et buildings de l’américaine Georgia O’Keeffe. Puis, aux beaux jours, il entrera dans l’œuvre singulière, sophistiquée et raffinée, de l’espagnole Cristina Iglesias.

- "Petunias" 1925 © Georgia O'Keeffe Museum / ADAGP Paris 2015

– « Petunias » (1925), de Georgia O’Keeffe, à découvrir jusqu’au 7 février. © Georgia O’Keeffe Museum / ADAGP Paris 2015

 

Du 7 novembre au 7 février, le Musée présente « Georgia O’Keeffe et ses amis photographes ». L’occasion de découvrir la carrière de cette grande artiste américaine qui a longtemps été considérée comme inintéressante car trop féminine !

Ce parcours nous fera cheminer à travers ses premières peintures de fleurs et ses buildings au réalisme saisissant, ses toiles dont l’abstraction s’inspire des arts décoratifs, ses représentations du désert d’une grande pureté formelle… L’expo mettra aussi en lumière l’influence de la photographie moderne sur sa peinture.

Ce sera ensuite au tour de la plasticienne Cristina Iglesias d’être l’invitée du Musée, du 23 avril au 31 juillet, cette artiste espagnole développant elle aussi une approche où la nature est omniprésente. Deux belles invitations qui s’interrogent sur la place de la femme dans l’art.

informationRenseignements divers
« Georgia O'Keeffe et ses amis photographes », du 7 novembre au 7 février.
Cristina Iglesias, du 23 avril au 31 juillet.
Musée de Grenoble.
courrielhttp://www.museedegrenoble.fr/

Une saison au féminin

Avec cette nouvelle saison, le Musée de Grenoble nous invite à revenir sur la question de la place de la femme dans l’art.

« Beaucoup d’entre elles ont été laissées dans l’ombre car le monde de l’art, comme la société, était tenu par des hommes » souligne Guy Tosatto, directeur des lieux. Longtemps marginalisées, les artistes féminines semblent bien être en train de prendre une revanche puisqu’elles sont « de plus en plus exposées et mises au premier plan, notamment dans l’art contemporain ».

Un nouveau regard sur le monde

00052619-01Bien décidé à « faire bouger les choses », le Musée participe à cette démarche en accueillant la première monographie consacrée en France à Georgia O’Keeffe. « Longtemps considérée comme inintéressante car trop féminine, cette artiste apporte pourtant un regard nouveau et riche sur le monde » note Guy Tosatto. « Georgia O’Keeffe et ses amis photographes » retrace sa carrière à travers un parcours nous menant de ses premières créations à New York au début des années vingt (peintures de fleurs, et buildings au réalisme saisissant) jusqu’aux dernières séries exécutées après son installation au Mexique en 1949 : des visions du désert d’une grande pureté formelle. L’exposition montrera aussi comment ses rencontres successives avec de grands noms de la photographie (Alfred Stieglitz, Paul Strand, Ansel Adams…) ont forgé sa vision de la peinture.

Interrogation et confrontation

Quant à Cristina Iglesias, elle développe « une approche similaire, où le corps et le portrait sont absents mais où les motifs sont emprunts d’une grande sensualité ». Élaborant une œuvre singulière sophistiquée et raffinée, la plasticienne se nourrit du métissage propre au sud de l’Espagne tout en interrogeant, à travers des sculptures souvent monumentales, les liens entre l’architecture et la nature. Une approche très sensible, qu’il sera « intéressant de confronter à la vision très virile de la nature de Giuseppe Penone, accueilli l’an dernier ».

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