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Seconde main de premier choix

En progression fulgurante en France (+140% en deux ans), le vêtement d’occasion séduit les jeunes et, de plus en plus, leurs parents. À la fois moyen de se démarquer et solution pour s’habiller à moindre coût, la friperie correspond aussi à la volonté de réduire son empreinte carbone. Petit tour chez les commerçants du secteur, qui conjuguent style, ambiance et services.

Dépôt-vente

Lili Rose, l’institution chic

En installant son magasin de dépôt-vente Lili Rose rue de Stalingrad, en 2004, Lydie s’est inscrite en précurseure dans une philosophie anti-gaspillage et une nouvelle façon de consommer.

©Sylvain Frappat

Une décoration épurée, charmante, des vêtements de marques de haut vol… Cela fait 18 ans que Lydie tient Lili Rose, une boutique de dépôt-vente qui se fait détrousser tous les jours de ses plus belles pièces. En tant que «shopping addict», Lili consommait à l’époque beaucoup de vêtements et se retrouvait face à la difficulté de les revendre.

Il n’y avait pas le réseau de revente Vinted et on ne tirait pas grand-chose des brocantes… J’ai donc décidé d’ouvrir ce dépôt-vente. Tout le monde trouvait ça farfelu ! Et aujourd’hui, ces concepts rencontrent un grand succès.

Le luxe de seconde main

Le principe est simple. Vous venez avec vos pièces et fixez un prix avec Lili. Une fois qu’elles sont vendues, la moitié du prix vous est reversée.

Mais attention, la sélection à l’entrée est rude : les vêtements retenus doivent être jeunes et fringants, dans le vent, en parfait état, lavés, repassés et de saison s’il vous plaît. Lili ne propose que des marques, et les revend à moitié prix ou au tiers. De quoi faire de belles affaires !

Quant aux produits retoqués, ils ne restent pas sur le carreau, mais peuvent être confiés à une association voisine, la Ressource.

Eco-responsable

Club 66 : entre mode éthique et lieu de vie «underground»

Ouvert en novembre au 2021, rue de Sault, le Club 66 est l’endroit parfait pour être au-dessus de la mêlée niveau look éco-responsable. Le tout, en profitant d’une ambiance complètement insolite.

©Alain Fischer

Néons bleus filtrés, miroirs au mur, plafond en polycarbonate… Entrer au Club 66, c’est plonger dans le décor d’un film de science-fiction. L’enseigne, inspirée d’un club bruxellois, a été pensée par sa créatrice, Hanna Grief, et son amie architecte Célia Reubrecht.

La passion d’Hanna Grief pour la mode remonte à son enfance. Après un détour dans l’ingénierie ferroviaire et quelques années au Brésil surgit son envie d’ouvrir sa propre friperie. Hanna revient alors à Grenoble et jette son dévolu sur les locaux de cette ancienne carterie, rue de Sault, où naîtra son projet en 2021.

Une mode éthique pour tou-tes

Si les friperies sont d’ordinaire plutôt étroites, elle a imaginé un lieu où l’on peut se balader entre les allées fournies sans jouer des coudes avec les autres aficionados de la mode rétro. Ce ne sont pas moins de 100 m2 de vêtements répartis sur deux étages qui attendent de vivre une deuxième vie.

Du perfecto en cuir au sac vintage en passant par la jupe à sequins… Les collections sont accessibles à tous et chinées chez des grossistes fripiers français.

Il fallait proposer des choix éclectiques pour faire en sorte d’inciter le monde à aller en friperie plutôt que dans une enseigne de fast fashion.

Une belle façon de faire des bonnes affaires en mode éthique don, au sein d’un véritable lieu de vie mêlant stand de tatouage flash, DJ set live réguliers et expos de collections spéciales.

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