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Ce contenu fait partie du/des dossier(s): Biennale des villes en transition, 2e édition

Grenoble en transition

Trois questions à Eric Piolle

©Sylvain Frappat

Grenoble accueille la 2ème Biennale des Villes en Transition du 9 au 16 mars. En quoi est-ce un évènement important ?

Climat, démocratie, justice sociale, culture, économie : tout le monde sent bien que les défis sont immenses autour de nous. Cela peut parfois être paralysant !

Le pari de la Biennale, c’est de partager, de s’inspirer des initiatives qui vont dans le bon sens, bonnes pour tout de suite et bonnes pour demain… Du coin de la rue jusqu’à l’autre bout de la planète, en passant par le tour de notre métropole.

Pendant une semaine, on accélère ensemble ! Non, bien manger, faire entendre son opinion, assumer son identité, se libérer de la société d’hyper-consommation ce n’est pas réservé à une élite d’experts. La transition, on va la réussir ensemble.

Grenoble est-elle exemplaire en matière de transition ?

En quelques années, Grenoble a rattrapé son retard dans bien des domaines : sur le vélo, la pollution, le commerce de ville, le patrimoine, le bio ,la tarification solidaire, la stabilité fiscale, etc. Aujourd’hui,nous avons les bases pour accélérer.

Du chemin reste à parcourir : en 2022, GEG couvrira les besoins des Grenoblois.es en électricité 100% verte, 0% nucléaire
et 0% fossile.

L’autonomie alimentaire de notre bassin de vie progresse : nous construisons un nouveau rapport avec la ruralité. Nous devons continuer à développer la tarification solidaire et les nouveaux droits : la ville de demain met la justice sociale au cœur de son développement.

Grenoble a les atouts pour réussir et devenir une prochaine capitale verte de l’Europe !

Grenoble capitale verte de l’Europe, pour quoi faire ?

Notre société est à un moment charnière. Pour tenir la promesse de la COP21 et relever les défis de notre territoire de montagne, il faut accélérer ensemble : acteurs culturels, monde économique et universitaire, puissance publique, société civile engagée, habitants.

Les Alpes sont deux fois plus touchées par le dérèglement du climat, alors soyons deux fois plus audacieux. Nous avons besoin de toutes et de tous pour relever ce challenge collectif. Oui, les métropoles, les villes et les villages sont les bons niveaux pour agir, pour vivre mieux, quand les États patinent.

Faire de Grenoble une prochaine capitale verte de l’Europe est un défi qui rassemble les générations, les secteurs d’activités, les parcours, les sensibilités. À la vue des enjeux, faire chemin ensemble importe autant que la ligne d’arrivée : on gagne toujours à prendre un temps d’avance !

informationRenseignements divers
courrielhttp://villesentransition.grenoble.fr

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