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Covid-19

Mangez Bio Isère se tourne vers les groupements d’achats

Situé à Grenoble, Mangez Bio Isère fait le lien entre producteurs et productrices du territoire et restauration professionnelle et collective. Face à la crise sanitaire, la plateforme a dû revoir ses circuits de distribution, se tournant davantage vers les magasins spécialisés et les groupements d’achat. Romain Pierre, responsable communication de la structure, fait le point sur la situation.

Photo d’illustration. ©Auriane Poillet

En cette période particulière, quelles sont les activités de Mangez Bio Isère ?

L’activité de Mangez Bio Isère s’est fortement réduite avec la fermeture des écoles, puis des restaurants, puis de nombreux restaurants d’entreprise.

Ces secteurs représentaient 85% de notre activité. Nous continuons cependant à travailler avec les magasins spécialisés que nous livrons deux fois par semaine.

La fermeture de marchés (hors Grenoble qui a obtenu une dérogation pour la tenue de ses marchés N.D.L.R.) et les restrictions de déplacement impliquent des problématiques d’accès aux produits locaux. Mangez Bio Isère a fait le choix de répondre favorablement aux groupements de consommateurs qui nous sollicitent comme solution d’approvisionnement complémentaire à leurs circuits habituels.

Si nous ne sommes pas en mesure d’assurer des préparations de commande individuelles pour particuliers, nous pouvons par contre répondre à des groupes de personnes/familles qui veulent s’organiser pour commander des produits en vrac à redistribuer entre eux.

Il s’agit donc bien d’une offre de produits vrac, au colis, que les membres des groupements d’achat se chargent de reconditionner et de redistribuer.

Quelle est la situation des producteurs locaux avec lesquels vous êtes en lien ?

La situation est contrastée. Le confinement tombe à une période creuse pour certains producteurs, mais pénalise fortement ceux qui ont une grosse activité auprès de la restauration collective et sur les marchés de plein vent.

Ces débouchés étant en panne, ceux qui ont des denrées périssables sont pénalisés (produits laitiers, fruits et légumes « primeurs »).

Les producteurs sont très inventifs et ont su, dans l’ensemble, trouver des solutions de repli pour ne pas perdre leurs produits, notamment via des circuits très locaux. La réponse aux demandes de groupements d’achats permet en partie de répondre à cette problématique.

Arrivez-vous à écouler les stocks ? Au contraire, y en a-t-il assez pour les circuits qui fonctionnent encore ?

A la fermeture de écoles et restaurants d’entreprise, nous nous sommes retrouvés avec des stocks de produits frais assez importants à écouler dus à l’annulation des commandes des services de restauration.

Nous avons fait appel à notre réseau et à des groupements d’achat pour réussir à sauver cette marchandise. Des fournisseurs et producteurs ont aussi été en mesure d’en récupérer pour les passer sur d’autres circuits de distribution.

Des dons ont également été faits pour des distributions organisées par des communes aux plus démunis, à Grenoble et à Saint-Martin-d’Hères notamment.

L’opération déstockage est aujourd’hui terminée. Nous travaillons à nouveau sur des approvisionnements en flux tendu pour les magasins et les groupements d’achats.

Comment fonctionne votre équipe ?

Toute l’équipe est concernée par l’activité partielle depuis le 23 mars. Nous avons globalement réparti le travail sur tous les postes, avec une charge d’environ 40% d’une période normale.

Sur le volet sanitaire, un protocole strict a été mis en place afin de protéger les salariés et de prévenir toute contamination due aux différentes étapes de la logistique : accès restreint de l’entrepôt à toute personne extérieure, nettoyage et désinfection des points de contact après les réceptions et les expéditions de marchandise, application des gestes barrières (hygiène des mains, port de masques) et limitation des situations de travail pouvant rassembler plus de deux salariés dans un espace restreint.

Les équipements de manutention sont aussi désinfectés plusieurs fois par jour et nous limitons la présence de nos salariés sur le lieu de travail avec une personne par bureau maximum. Ça implique la mise en place du télétravail et/ou l’aménagement des horaires de l’ensemble de l’équipe.

Face à cette situation inédite, certains magasins se tournent vers une production locale. Êtes-vous impactés par ce phénomène ?

Oui, nous avons vu notre activité avec les magasins spécialisés augmenter depuis le début de la crise du Covid-19 et de la mise en place du confinement. Nous constatons également que les structures qui proposent des paniers connaissent un succès très marqué.

Que les gens profitent de cette période si particulière pour aller vers une alimentation plus saine et plus locale est une très bonne nouvelle. Espérons que cela ne s’arrête pas avec la levée du confinement !

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.mangezbioisere.fr/

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