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Croquis de quartier

Abry

Entre le boulevard Joseph-Vallier et la voie ferrée, desservi par le tram, le petit quartier Abry s’anime sous l’influence d’un collectif d’habitant-es. Jardin partagé, poulailler et petit parc rénové embellissent son cadre.

Mirella Youness : « L’entraide avec les voisins est forte »

©Auriane Poillet

Mirella Youness, 58 ans, aidante familiale, vit dans le quartier depuis 2002.

«Un logement m’a été proposé ici alors que je venais du Sénégal où j’ai passé toute ma vie. C’est un quartier calme et tranquille. Avec mon mari, nous sommes membres actifs du collectif des habitants Abry, le Cha.

Nous avons à cœur de maintenir le quartier dans un bel esprit de solidarité et de partage. On prépare la fête de quartier, des animations, nous faisons partie de la commission des charges pour les logements… L’entraide avec les voisins est forte.

Si j’ai un problème, je sais que je peux aller taper chez les voisins à 3  heures du matin ! Lorsqu’il y a des nouveaux arrivants, on essaie de faire le premier pas vers eux.

L’arrivée du tramway nous a soulagés. On est dans un quartier retiré, mais je ne me sens pas isolée : les gens se connaissent et les partenaires, tels que la Maison des Habitant-es, la MJC, le Café des enfants, font beaucoup pour le quartier…»


Charles Odru : « Le collectif des habitants Abry crée du lien social »

©Auriane Poillet

Charles Odru, 63 ans, retraité, habite le quartier Abry depuis 1985.

«Au départ, c’était uniquement un lieu de repos pour moi, quand je rentrais du travail. Je ne faisais pas toujours attention à la vie de quartier. Maintenant, je prends le temps pour ça, pour discuter avec les gens.

Je veux embellir notre lieu de vie, comme le parc. Je trouve que c’est tranquille, avec un beau mélange entre anciens et nouveaux habitant-es. Je fais partie du collectif des habitants Abry (Cha), dont l’ambition première est que les résident-es puissent connaître les droits et devoirs qu’ils ont, et de les accompagner dans leurs démarches.

Par exemple, certains appartements sont vétustes et tous les habitant-es ne savent pas ce qui est de leur responsabilité ou de celle du bailleur social.

Le collectif a aussi pour ambition de créer du lien social, même s’il y a un important brassage de la population ici, ça bouge beaucoup !

L’arrêt de tram Louise-Michel me permet de ne plus utiliser ma voiture pour aller au centre-ville, c’est une bonne chose.»

©Emdé

Caroline Bragé : « Ici, je concilie ma vie professionnelle et familiale. »

©Auriane Poillet

Caroline Bragé, 43 ans, gérante du restaurant Les Petits Explorateurs, est arrivée de Dijon avec son mari et ses quatre enfants il y a trois ans.

«C’est un quartier familial où les gens se connaissent tous. Nous avons bénéficié de l’ancienneté des habitant-es qui sont venus nous voir dès notre arrivée. Nous avons été accueillis lors de la fête des voisins.

Avec une famille, c’est un quartier facile à vivre : il y a le tram qui nous emmène au centre-ville en dix minutes, une boulangerie, une pharmacie. C’est vrai qu’un peu plus de services serait bien, avec, idéalement, davantage de commerces alimentaires.

Beaucoup de nouvelles personnes arrivent. Lorsque le fleuriste a fermé, j’ai repris le local pour ouvrir Les Petits Explorateurs en septembre  2018.

Ici, je concilie ma vie professionnelle et familiale avec un mix d’activités de loisirs pour tous et de services de restauration.

Nous avons créé une cantine alternative pour les enfants, un resto pour tous, et des plats à emporter qui intéressent les personnes âgées et les travailleurs du coin, tout fait maison. Côté activités, nous proposons du yoga, de la gym douce, des loisirs créatifs et des ateliers cuisine.»


Marie B. : « Mon quartier gagne à être connu ! »

©Alain Fischer

Marie B., 35 ans, est vendeuse. 

«J’ai acheté un appartement ici en 2006. Je suis restée trois ans, partie, puis revenue. C’est un quartier agréable à vivre. Il est facile d’accès en étant proche de la rocade, et pas loin du centre-ville, avec le tram.

J’aime beaucoup le parc Bachelard qui est à cinq minutes à pied. C’est un petit coin ici. J’aimerais un peu plus de commerces et de services : une banque plus proche, un point Poste aussi, une boucherie…

J’essaye de faire des choses pour améliorer le quartier et je trouve sympa de rencontrer d’autres habitant-es, de communiquer avec mes voisins…

J’ai été formée à la vannerie et j’ai proposé un atelier à la Villa Abry pour faire des paniers, et des paravents pour les jardiniers du potager collectif. J’aime aider et faire des choses à partager avec mon quartier. Il gagne à être connu !»

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