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De nouveaux scénarios pour le cinéma grenoblois

La politique culturelle de la Ville a toujours porté une attention quasi affective au cinéma et à l’audiovisuel. En cherchant à favoriser l’accès du plus grand nombre à la création et à la découverte, elle en a fait aussi l’un des axes éducatifs, animé par des structures historiques telles que la Cinémathèque, le Méliès ou encore la Maison de l’image. Plusieurs associations confortent aujourd’hui cette dynamique.

Mardi 07 juillet 2015 38e Festival du Film Court en Plein Air de Grenoble. Lieu : place St André, Grenoble. Photo : salle Juliet Berto © Alain FISCHER 2015, Ville de Grenoble.

La salle Juliet Berto (place Saint-André), où se tiennent certaines projections du Festival du film court en plein air.

 

Au seuil des années 1960, Grenoble se passionnait pour l’image en mouvement et créait, sous l’impulsion de celui qui deviendra son directeur, Michel Warren, une cinémathèque au patrimoine enrichi de milliers d’œuvres et d’objets dédiés au Septième art. « Michel a créé une vraie mine d’or pour tous les passionnés, avec des affiches, des revues, pas seulement sur le cinéma d’ailleurs, mais parlant de cinéma au milieu du reste, des bouquins, des photos… » énumère Guillaume Poulet, directeur depuis 2010 de cette Cinémathèque en réinvention permanente. Aujourd’hui, pas moins de 8 000 bobines et 24 000 affiches sont soigneusement conservées dans ses sous-sols. D’une copie rare d’un Robert Bresson à un court-métrage publicitaire, les acquisitions se poursuivent au gré des opportunités et des dons.

Un cinéma Juliet Berto

Cette institution ne saurait se figer en musée. La Cinémathèque de Grenoble reste d’abord un lieu qui diffuse : en plus d’organiser le Festival du film court en plein air, elle dispose tous les jeudis et vendredis de la salle Juliet Berto, requalifiée tout récemment en cinéma. « Le nom de cinéma Juliet Berto s’écrit depuis quelques mois en toutes lettres sur sa façade, parce que cette salle de 170 places propose une vraie programmation de qualité et s’adressant à tous. » En cohabitation avec la Cinémathèque, le Ciné-Club de Grenoble (ex-CCC, Centre culturel cinématographique) s’efforce d’animer le lieu les mardis et mercredis soir en proposant un film souvent invisible sur les grands écrans, suivi d’un débat. Malmené par les coupes budgétaires au fil des municipalités, le Ciné-Club vit aujourd’hui surtout grâce à la passion de ses adhérents.

La valorisation du cinéma Juliet Berto veut aussi donner envie au public et aux passants de s’y intéresser de plus près. Dernier événement : la création par la Ville d’un pôle de cinéma associatif. Au troisième étage du bâtiment qui abrite la Cinémathèque, un espace de coworking de plus de 150 m2 s’apprête à accueillir le Ciné-Club ainsi que plusieurs associations : le Festival international du film gay et lesbien, le festival Ojoloco du cinéma espagnol et latino-américain, la biennale Cinéduc… Un rapprochement que la Ville espère fertile : « Six ou sept associations partageant gratuitement les mêmes locaux pourront mutualiser leurs moyens, imaginer des projets communs et créer un ou deux postes. »

Sensibiliser tous les publics

La Ville soutient aussi la Maison de l’image, née du rapprochement en 2013 de la Maison de la photographie et du Centre audiovisuel, l’un des fleurons de la vie associative de la Villeneuve. Installée dans le Patio de l’Arlequin, la Maison de l’image intervient auprès de tous ceux souhaitant se former aux techniques vidéo, photo et multimédia. Elle encadre aussi des ateliers de sensibilisation par la lecture et la production d’images, en lien avec les écoles et structures socioprofessionnelles. Expositions et installations d’artistes plasticiens émaillent une programmation riche tout au long de l’année. La Maison de l’image a participé en juin dernier aux Rencontres numériques organisées par la Cinémathèque française, à Paris, et en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.ccc-grenoble.fr/
courrielhttp://www.cinemathequedegrenoble.fr/
courrielhttp://www.maison-image.fr/

Engagement pour la créativité

En 2015, la Ville attribue 198 500 euros de subventions au fonctionnement d’une huitaine d’associations du secteur cinématographique — sur les 104 associations culturelles aidées. Une valorisation de 7 000 euros par rapport à 2014 dans un contexte global de disette. Grenoble a choisi d’apporter une aide inédite à deux structures cette année : Cinex, qui diffuse des documentaires dans des lieux de vie collectifs et accueille des réalisateurs en résidence, et Stara Zagora, porteuse du festival Le Tympan dans l’œil, où des musiciens s’amusent à réinventer des bandes originales de films.

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