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Laissez parler les p’tits papiers

Les archives municipales de l’Hôtel de Ville ferment leurs portes au public pour les consultations sur place à partir du 26 novembre. La cause : un grand déménagement en prévision ! Elles vont intégrer, avec celles de la Métropole et du Centre communal d’action sociale (CCAS) le bâtiment qui abritait auparavant les… archives départementales.

©Alain Fischer

Pour Auguste Prudhomme, archiviste grenoblois mort en 1916, l’honneur est sauf : le bâtiment sis dans la rue qui porte son nom abritera toujours des archives… Les tribulations de nos petites et grandes histoires vont y trouver rayons à leurs reliures et classeurs.

D’abord hébergées dans la Tour de l’Île, parc Michallon, les archives municipales passeront par l’Hôtel Lesdiguières, parc du Jardin de Ville, pour grandir et se nicher dans un autre parc, le parc Paul Mistral, au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville. C’est là que se constituera un vrai service dans les années soixante-dix.

Mais qu’est-ce qu’on y trouve ?

Si l’on suit la définition générique, les archives regroupent les documents que l’administration communale produit et reçoit, en fonction de ses champs de compétence, ce qui signifie qu’elles évoluent dans le temps.

Si les bibliothèques de la Ville ont récupéré des plans et l’iconographie en général, précieusement conservés à la Bibliothèque d’Études et du Patrimoine, les documents les plus anciens des archives municipales remontent au milieu du XIIIe siècle.

Une des chartes du rattachement du Dauphiné à la France, datée 1349, y figure. C’est surtout à partir du XVIe siècle que les volumes augmentent, avec les délibérations et les registres paroissiaux.

À partir de 1870, les archives dites modernes traduisent le développement de la ville, avec ses documents d’urbanisme, ses plans d’aménagement et autres permis de construire. En fait, toute la vie de l’institution est concentrée là, avec l’élargissement progressif aux archives du musée, du Conservatoire, du théâtre, du bâti des écoles…

Une maison de papiers

Les archives racontent l’histoire de la ville, l’évolution des quartiers, des transports comme de la vie quotidienne, à travers les actes de l’administration. Ainsi, les rapports de police renseignent sur l’évolution des métiers, la circulation, les mœurs, la prostitution, l’hygiène alimentaire…

Les registres du recensement militaire (de 1811 à 1964 !) racontent des histoires familiales, décrivent le physique des personnes, les maladies. Le recensement de la population (depuis 1811 également) se fait indiscret sur la composition des foyers et leur organisation. Tout un petit monde de papiers qui fait le bonheur des historiens et des sociologues.

Nostalgie, nostalgie

Jusqu’en 1970, les archives municipales mises bout à bout occupaient 850 mètres linéaires. Depuis, en 50 ans, elles se sont considérablement étoffées et s’alignent sur… 3 kilomètres 800 !

Et si l’on y ajoute celles de la Métropole et du CCAS, ce sont 7 kilomètres et demi qu’il va falloir déménager… Aujourd’hui, nous vivons cependant une phase de transition avec la dématérialisation qui prend le pas.

Ce qui, à terme, posera d’autres problèmes : comment lire ces archives virtuelles sinon en stockant et en s’assurant du maintien en fonctionnement du matériel numérique de lecture adapté ?

informationRenseignements divers
Fermeture au public des archives municipales à partir du 26 novembre 2021, réouverture début avril 2022. Site des archives :
courrielhttps://archives.grenoblealpesmetropole.fr/
courriel archives@grenoble.fr
téléphone 04 76 76 34 22

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