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Fouilles archéologiques

Des tombes du Moyen-Age mises au jour

Portés par la Métropole et la Ville de Grenoble, des travaux de réaménagement ont été engagés début juin rue de la République. L’objectif ? Piétonniser et végétaliser la rue. Avant que les travaux ne démarrent, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) a été missionné pour réaliser des fouilles archéologiques préventives.

©Sylvain Frappat

Ces recherches préventives ont « pour objectif d’assurer la détection des vestiges et d’en préserver la mémoire afin de sauvegarder le patrimoine archéologique », assure Franck Gabayet, responsable d’opération à l’Inrap.

Nous avions un périmètre bien délimité pour réaliser nos fouilles, des sondages de 5 x 3 m (autant de sondages que de fosses d’arbres) et une cote de profondeur de 1,50 m.

26 jours de travaux à deux, puis trois archéologues, ont été nécessaires pour réaliser ces fouilles qui ont eu lieu du 9 juin au 12 juillet.

De la période romaine au 17ème siècle

« Les fouilles nous ont permis de mettre en lumière l’extrémité d’un mur et des niveaux de sols qui dateraient de la fin de l’Antiquité, peut-être entre le IIIème et le Vème siècle. L’étude de la céramique nous le dira », témoigne Franck Gabayet.

À cette époque, Grenoble se nomme Cularo et s’étend sur une superficie de 9 hectares et est une ville encore ouverte. « C’est à partir de la fin du 3ème siècle que les remparts sont construits autour de Cularo ».

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A partir de 381, pour remercier et honorer l’empereur romain Gratien d’avoir favorisé l’implantation du christianisme dans leur bourgade, les magistrats locaux décident de renommer Cularo en Gratianopolis. Le responsable d’opérations de l’Inrap ajoute :

L’essentiel des vestiges est plutôt médiéval, voire moderne. Nous avons également relevé un mur d’une largeur de 1,10 m qui pourrait être lié à la 1ère église des Dominicains. Cette époque se situe autour du 14ème – 15ème siècle. Nous avons également découvert une dalle funéraire sous laquelle se trouve une grande fosse avec trois squelettes.

À cette époque, les religieux, mais aussi les familles riches venaient se faire inhumer au sein de l’église. Elle fut détruite lors de la Guerre des Religions.

Puis, une nouvelle église a été rebâtie entre le 16ème et 17ème siècle. Plus au sud, une partie des bâtiments du couvent sont occupés et loués par les Dominicains à des civils.

« D’autres tombes datées de cette période ont également été découvertes. Les petites gens ont continué à se faire inhumer dans les ruines de l’église ».

Le couvent est confisqué et revendu comme bien national lors de la période révolutionnaire. Plusieurs édifices seront alors construits sur les fondations des édifices religieux. Ces bâtiments seront ensuite détruits au début du 20ème siècle pour créer l’actuelle rue de la République.

60% du travail reste à faire

Tout commence à la fin des travaux pour les archéologues de l’Inrap, comme l’indique Franck Gabayet :

60% du travail reste à faire. Le temps dit de post-fouille est réalisé en laboratoire. Nous avons une cinquantaine de jours pour les études de la rue de la République. À l’issue de cette recherche, un rapport de fouilles – accompagné d’une documentation – est remis au Service Régional de l’Archéologie, en la personne de M. Robert Royet. Ce rapport ainsi que les découvertes deviennent propriété de l’État et seront à termes stockés dans un dépôt national.

Des colloques sont organisés en parallèle pour la communauté scientifique. Et si des musées souhaitent disposer d’une partie des collections, ils peuvent en faire la demande auprès de l’État.

Vos commentaires

Commentaire de QUENET le 26 juillet 2019 à 6 h 35 min

Pourquoi avec tout détruit ?????

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