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GreenZenTag II

Les bus de la ligne C1 « reniflent » la pollution de l’air

Du 23 janvier jusqu’à fin mars, LEMON (Laboratoire d’Expérimentation des Mobilités de l’Agglomération Grenobloise) et ses cinq partenaires* lancent la deuxième phase de l’expérimentation GreenZenTag. Les bus de la ligne C1 sont désormais équipés en micro-capteurs mobiles et connectés pour mesurer la pollution de l’air.

De gauche à droite : Romain Scimia, Atmotrack, Camille Rieux, Atmo AuRa, Christine Chary, LEMON , Yann Mongaburu, SMTC et Philippe Chervy, SEMITAG

 étaient présents lors du lancement de la deuxième phase de l’expérimentation. ©Auriane Poillet

Fin 2017, la première phase de l’expérimentation GreenZenTag consistait à équiper les tramways de micro-capteurs pour mesurer la pollution de l’air. Cette fois-ci, ce sont les Chronobus de la ligne C1 qui sont concernés.

Au total, vingt micro-capteurs, sont installés sur le toit des véhicules jusqu’à la fin du mois de mars. Le but de la manoeuvre est de compléter les données de l’observatoire de la qualité de l’air Atmos AuRa (Auvergne-Rhône-Alpes), partenaire du projet.

La ligne C1 est la plus ancienne ligne du réseau des Chonobus. Et aussi la plus fréquentée avec un passage toutes les 7 à 10 minutes.

65 000 mesures quotidiennes

©Auriane Poillet

De la Presqu’île de Grenoble au pôle d’activités Inovallée de Meylan en passant par La Tronche, elle traverse des zones urbaines, périurbaines et intermodales et permet de ce fait de « reproduire la réalité de toutes les villes de plus de 50 000 habitants », selon les partenaires.

« Pour un jour type, on évite l’émission de 6,8T de CO2 rien que sur cette ligne », assure Christine Chary, du laboratoire LEMON. Et cette opération permettra donc « d’enrichir la connaissance sur la pollution de l’air sur l’axe Grenoble/Meylan ».

Toutes les dix secondes, les capteurs de la start-up nantaise Atmotrack analysent les taux de particules PM10, PM2,5 et PM1 ainsi que la température et l’humidité de l’air. En tout, 65 000 mesures géolocalisées et horodatées sont effectuées par jour.

« Un territoire moteur sur la qualité de l’air »

Ces données sont ensuite transférées au groupe international d’ingénierie Egis qui les transforme en une base de mesure de concentration par zone. Un capteur fixe, installé dans la station Atmo AuRa, boulevard Foch, permettra aussi de comparer les différentes mesures recueillies.

Yann Mongaburu, président de la SMTC (Syndicat Mixte des Transports de l’agglomération grenobloise), explique :

Notre territoire est un territoire moteur sur la qualité de l’air, même s’il y a encore beaucoup à faire la transition énergétique est largement entamée sur le réseau de bus.

Un bilan et une restitution de l’expérimentation sont prévues au mois de mai. A terme, GreenZenTag II permettra de « fiabiliser le protocole pour préparer un éventuel déploiement du dispositif ailleurs en France ».

*LEMON, le SMTC, la SEMITAG, la Tag, Atmo AuRa et Atmotrack sont partenaires de l’expérimentation.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.smtc-grenoble.org

Pièces jointes:
Plan de la ligne Chronobus C1

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