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Kandinsky en toute liberté au Musée de Grenoble

Du 29 octobre au 29 janvier, le Musée de Grenoble met à l’honneur le pionnier de l’abstraction avec une exposition consacrée aux « Années parisiennes (1933-1944) ». Une période pendant laquelle Kandinsky s’affranchit des codes, apporte de nouvelles couleurs à sa palette et crée un répertoire formel inédit.

AfficheKandinsky2.inddRendue possible grâce à un partenariat avec le Centre Pompidou et le prêt d’un ensemble exceptionnel, l’exposition réunit soixante-dix œuvres peintes ou dessinées.

Construite selon un cheminement chronologique, elle offre un extraordinaire focus sur la période la moins connue du peintre, la dernière de sa vie, alors qu’il quitte l’Allemagne pour fuir le nazisme et se réfugie à Neuilly-sur-Seine, près de Paris.

Le parcours débute avec Développement en brun, sa dernière toile peinte en Allemagne et une œuvre charnière, comme un jalon entre l’école picturale du Bauhaus et le nouvel horizon que sera la période de l’exil, puisqu’elle illustre déjà ce style plus souple et plus coloré que Kandinsky va développer à Paris.

Ainsi, au fil des salles, on assiste peu à peu à l’abandon de la géométrie pour la courbe et les formes plus libres, comme dans Brun supplémenté, peint en 1935, où l’on perçoit aussi une sensibilité grandissante pour la nature qui va progressivement innerver son œuvre.

Le peintre se passionne en effet pour la botanique mais aussi l’embryologie, explore l’infiniment petit comme l’infiniment grand et s’inspire de l’univers microscopique des cellules comme du cosmos.

Il développe aussi une harmonie colorée inédite, un chromatisme lumineux qui culmine avec Bleu de ciel (1940), composition féerique et céleste où des figures multicolores, petits êtres pensifs et autres animaux bigarrés, flottent dans l’éther d’un bleu tendre.

Riche de nombreux documents d’archives (photos, correspondances, ouvrages de la bibliothèque de l’artiste qui attestent de son grand intérêt pour les sciences), l’exposition nous fait pénétrer l’intimité du peintre, tandis que la chronologie met aussi en regard les événements historiques qui jalonnent la période.

Une période sombre, marquée par l’exil et la solitude, où l’art apparaît plus que jamais comme un moyen de libération. C’est en effet au cours de cette décennie parisienne que Kandinsky s’affranchit des codes dans une production atypique et inspirée où il laisse pleinement surgir les pouvoirs de son imagination.

 

 

Retrouvez les premières images de l’expo lors du JT de TéléGrenoble du 4 novembre, présentation à 6mn50.

informationRenseignements divers
Au Musée de Grenoble, jusqu’au 29 janvier.
Tél. 04 76 63 44 44

courrielhttp://www.museedegrenoble.fr/

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