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Thomas Bonnenfant

Le roller « c’est mon quotidien »

Les roulettes sous les pieds de Thomas Bonnenfant sont comme une deuxième peau. Que ce soit pour son travail, pour sa vie personnelle ou même pour partir en vacances, l’architecte ne quitte jamais ses rollers d’une semelle…

« J’ai toujours pratiqué le sport de glisse dans la ville » , raconte Thomas Bonnenfant, 33 ans. « Je suis passé du vélo au longboard, au skate puis au roller. »

Le grenoblois choisi toujours son mode de transport doux en fonction de la météo. « Si le temps est incertain, je prends le longboard pour pouvoir interagir avec les autres modes de transport », explique-t-il.

Thomas Bonnenfant pratique le roller pour ses déplacements personnels et professionnels, mais aussi en loisirs. ©Auriane Poillet

Jusqu’à 30 kilomètres par jour

Mais c’est le roller que Thomas Bonnenfant privilégie. « En roller, je peux parcourir jusqu’à 30 kilomètres par jour ». Son sport est donc son mode de déplacement et inversement :

Se déplacer à roller permet de garder une bonne condition physique, c’est économique et je peux interagir facilement avec mon environnement. C’est mon quotidien.

Originaire des Herbiers en Vendée, le trentenaire est arrivé à Grenoble en 2009 après avoir vécu au Mans et à Montréal. « Ce qui m’a intéressé dans cette ville c’est l’importante communauté des sports de glisse ».

Après avoir travaillé pendant six ans en tant que menuisier, l’amateur de roller a étudié les Beaux Arts puis l’architecture. Aujourd’hui, il exerce son métier au sein de la société Architecture et Nuit qu’il a lui-même lancée et dispense des cours à l’école d’architecture de Grenoble.

Du bivouac à roller

Il se rend sur les chantiers et en amphithéâtre en roller, mais effectue également des distances beaucoup plus grande en loisirs. « Je fais au moins un bivouac à roller par an », explique-t-il. Muni d’une tente très légère qui se range dans son sac à dos, il visite la région :

C’est intéressant de se déplacer à roller. On fait du tourisme à une échelle assez lente et on prend le temps de regarder le paysage.

La destination la plus lointaine que l’architecte a pu atteindre en roller est la Suisse, avec toutefois l’aide d’un minimum d’auto-stop. Selon Thomas Bonnenfant, il manque des infrastructures qui permettent « une continuité de mobilité douce à l’échelle du territoire ».

Les infrastructures déjà présentes satisfont Thomas Bonnenfant, même s’il estime qu’un effort doit être fait sur le revêtement des sols. ©Auriane Poillet

Faire attention au revêtement des pistes cyclables

A l’échelle de la ville, même si les aspérités de la route se ressentent beaucoup, la pratique du roller est plutôt facilitée selon lui :

A Grenoble, les infrastructures sont déjà très bien, mais on peut encore les faire évoluer. Il faut surtout faire attention au revêtement pour que l’on ait du plaisir à pratiquer le roller et que l’on gagne en rapidité et en énergie.

Thomas Bonnenfant et le roller ne font qu’un, que se soit dans ses déplacements professionnels, personnels ou encore en activité de loisir.

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