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Marine Montesinos, planche à dessein

Si la Grenobloise a pris un peu de recul avec la compétition, elle continue de s’investir dans la pratique et la transmission de son amour du skateboard. Portrait.

©Chris Dangaard

C’est d’abord sur les tatamis que démarre le parcours sportif de Marine, avant qu’une blessure ne vienne changer le cours des événements.

«J’étais judokate, je voulais même rentrer en sport-études», se souvient la skateuse. «Et puis je me suis cassée la clavicule, ce qui a bouleversé mes plans. Pendant ma convalescence, pour me changer les idées, ma mère m’a emmené voir une compétition de skateboard.» Et là, ce fut le coup de foudre.

Je connaissais un peu, mais j’avais une vision grand public, je ne connaissais pas du tout le bowl (discipline du skate qui consiste à faire des figures sur un module en forme de cuvette, ndlr). C’est même pas que j’ai accroché… Je me suis tout de suite dit que c’était ce sport là que je voulais faire !

Un choix difficile

Pas facile de se mettre au skateboard à quinze ans, à un âge où les chutes deviennent décourageantes. «Après avoir essayé toute seule, j’ai rapidement pris des cours au skatepark de Grenoble, ce qui m’a permis d’intégrer les bases plus rapidement. Et puis à plusieurs, on se motive plus facilement.»

Un acharnement payant puisqu’au fil des ans, la Grenobloise atteint un niveau qui lui permet de décrocher quatre titres de championne régionale, ainsi qu’une place de vice-championne de France en 2017. Mais alors que la discipline s’apprête à devenir olympique, Marine a dû revoir ses plans.

Je n’ai pas pu obtenir le statut d’étudiante sportive de haut niveau donc il a fallu faire un choix et j’ai privilégié mes études. Par exemple, il y a des championnats de France auxquels je n’ai pas pu participer parce que mes partiels tombaient en même temps et qu’il n’était pas possible de les décaler.

Go, les filles !

La jeune femme n’a pas pour autant rangé sa planche. Elle continue de pratiquer le skate plusieurs heures par jour et la discipline lui permet de voyager.

«Grâce au skate, je suis déjà allée en Suède, en Suisse, en Espagne, en Italie, au Brésil, en Californie… La compétition me manque, j’aimerais bien reprendre mais même sans ça, le plaisir est là !»

Un plaisir que Marine s’attache désormais à transmettre, notamment auprès d’un public féminin, dans une discipline qui se démocratise tout doucement. La skateuse fait d’ailleurs désormais partie du bureau de l’association du skatepark de Grenoble.

Quand j’ai débuté, il y avait très peu de filles et surtout, elles s’arrêtaient souvent au bout d’un mois. J’ai le sentiment qu’il y a plus de persévérance aujourd’hui, on en voit arriver des plus jeunes aussi. Le skate féminin est davantage mis en avant au niveau des fédérations. Et puis c’est vrai qu’il y a une petite émulation entre filles, et le fait d’avoir une fille entraîneuse, cela aide aussi un peu. Le quota reste faible mais c’est en progrès, il faut poursuivre dans cette voie !

informationRenseignements divers
Pour suivre les traces de la skateuse et s’inscrire aux initiations proposées par le skatepark:
courrielhttp://www.skateparkgrenoble.fr

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