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Maya Cloetens, des rêves à la réalité

A 9 ans, la Grenobloise découvrait, sur l’anneau de vitesse au parc Paul Mistral, ses premières sensations de «biathlète», grâce au Biathlon d’Automne du GUC Ski, club qu’elle a ensuite rejoint. 10 ans plus tard, Maya Cloetens vient de se hisser sur le toit du monde, en compagnie de ses coéquipières de l’équipe de France, à l’occasion des championnats du monde jeunes. Portrait d’une citadine qui hume désormais l’air des sommets et qui a su faire de ses rêves une réalité.

«Notre rêve du biathlon on va le vivre jusqu’au bout, le plus loin possible. On va tout donner, mettre toutes les chances de notre côté.». En 2018, Maya Cloetens se confiait sur ses aspirations dans le documentaire «A Tir d’Elles».

Un peu plus de deux ans plus tard, la Grenobloise vient plus que de toucher son rêve du bout des doigts. La jeune femme vient en effet de remporter une médaille d’or avec l’équipe de France lors du relais des championnats du monde jeunes.

Pas une consécration. Il y a encore du temps avant cela. Mais une validation des efforts fournis ces dernières années et la confirmation qu’elle est sur la bonne voie.

Un chemin emprunté il y a déjà 10 ans. «J’étais à l’école Ampère et une des institutrices était au GUC Grenoble Ski et aimait bien « recruter » des jeunes», se souvient la Grenobloise. «Elle m’a invité à venir au Biathlon d’Automne organisé par le club à l’anneau de vitesse. J’ai tout de suite accroché à ce sport.»

La connexion est d’autant plus forte que la jeune Cloetens remporte déjà sa première course, affichant de belles prédispositions. Pierre Chocque, son premier entraîneur au GUC, confirme. «Maya, dès ses 10 ans, j’ai vu en elle une compétitrice née, volontaire et qui voulait déjà du haut niveau.»

Un objectif à long terme pour lequel la championne travaille depuis quasi au quotidien. D’abord sous les couleurs du GUC Grenoble Ski où elle est formée puis au Pôle Espoir du Dauphiné. Les bons résultats s’enchaînent avec notamment une 3ème place nationale au Challenge Minimes et des titres de championne de France U16 en 2017 et 2018.

C’est vrai que ça a rapidement bien marché. Si mon grand gabarit a sans doute bien aidé au départ (Maya fait aujourd’hui 1m85, ndlr), il a fallu beaucoup travailler. Le ski d’abord, que je pratique depuis le début, puis le tir que j’ai commencé il y a seulement 4 ans. Pour avoir de bons résultats c’est vraiment l’alliance des deux qui compte : la vitesse en ski et la précision en tir.

Un final en beauté

Des efforts qui paient. C’est en Autriche, à Obertilliach, que Maya vient ainsi de connaître le point d’orgue de sa jeune carrière. Après des courses individuelles réussies, la Grenobloise s’offre une cerise dorée en compagnie de Fanny Bertrand et Jeanne Richard ses coéquipières du relais, avec qui elle monte sur la première marche du podium après une fin de course haletante.

Ça s’est terminé en beautéC’était les championnats du monde jeunes et juniors, où pendant une semaine on dispute plusieurs épreuves jusqu’à terminer par les relais. Comme j’étais la dernière relayeuse de l’équipe, j’avais franchement à cœur de réussir ma course jusqu’au bout pour ne pas gâcher le super travail de mes coéquipières. Cette année, c’était en plus le seul événement international au calendrier à cause de la situation sanitaire donc c’était d’autant plus important de ne pas passer à côté.

La saison de Maya Cloetens, qui étudie parallèlement, à distance via le dispositif Inter’Val, en 1ère année de licence physique mathématique à l’UGA, touche à sa fin. Son mois d’avril sera consacré à «la recharge des batteries», puis débutera déjà la préparation pour l’hiver prochain.

«On repart sur une préparation physiquement complète avec du vélo, du ski-roue, de la course à pieds, de la randonnée… On est vraiment sur de l’entraînement plaisir, pas du tout routinier, qui nous permet de profiter de l’environnement autour de Grenoble. Personnellement je ne pourrais pas aller à la salle tous les jours sans être lassée au bout d’un moment.».

Puis au fil des semaines Maya reprendra également quotidiennement les séances ski et tir. Avec comme prochain objectif «d’intégrer l’équipe de France juniors l’an prochain. Il me reste encore trois années juniors donc ça sera un gros challenge.»

Et les JO dans tout ça ? Si le Graal olympique reste bien sûr dans un coin de la tête de tous les biathlètes, Maya ne se met pas la pression à ce sujet.

La «maturité» dans notre discipline varie selon les personnes mais en général c’est vers les 25-26 ans donc j’ai encore le temps. Je ne me prends pas la tête, je verrai chaque année comment ça marche. Le haut niveau peut basculer d’une saison sur l’autre, le mental joue une part énorme. Les Jeux ça me fait envie oui, mais ça me paraît encore loin et je dois encore progresser physiquement, techniquement et mentalement.

Finalement, peut être que Maya n’a pas tout à fait fini de rêver… Et c’est tant mieux, si c’est ce qui lui permet de continuer d’avancer.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.gucgrenobleski.com

Vos commentaires

Commentaire de Guc Grenoble Ski le 23 mars 2021 à 2 h 04 min

Merci pour ce bel article, qui retrace avec fidélité le parcours de notre première biathlète de Haut-Niveau!

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