Actus de la ville

Accueil >Actualités >Actus de la ville>Recettes en baisse, dépenses élevées : une menace pour les services publics

Budget

Recettes en baisse, dépenses élevées : une menace pour les services publics

20 millions d’euros en moins de dotations de l’État en quatre ans… C’est une baisse brutale, aux conséquences lourdes. Car Grenoble a déjà des impôts très élevés, une dette qui pèse fortement sur le budget et des dépenses importantes, pour assurer des services qui bénéficient aussi aux habitants de la Métropole. Des recettes en forte baisse, des charges très élevées et pas de recours à l’emprunt, ni à l’impôt envisageables… Le modèle du passé a échoué. Le service public est en danger et il va falloir inventer une nouvelle façon de faire.

Dotations de l’Etat : – 20 millions d’euros

baisse des dotations

Cette baisse est inédite et elle va s’amplifier. Entre 2013 et 2017, chaque année, Grenoble perd plus de 5 millions d’euros de recettes. La coupe dans le budget à déjà commencé : 2 millions en 2014 ; plus de 5 millions en 2015… et plus encore pour les années à venir, en 2016 et 2017.

20 millions d’euros, c’est considérable. C’est, par exemple, l’équivalent de 2 ou 3 écoles à construire ; c’est plus que l’ensemble des subventions versées aux associations de la ville (sports, culture, éducation, jeunesse, environnement, santé, etc) ; c’est l’ensemble des salaires des agents qui travaillent pour les sports, la police et le Conservatoire ; c’est 80 % de l’aide sociale versée par la Ville…

Que faire ?

Emprunter ? pas possible

dette par hab

Grenoble est une des villes où le niveau de la dette est le plus élevé (par habitant). Impossible de compter sur un emprunt massif pour équilibrer le budget ; cette solution a été beaucoup utilisée ces dernières années. Il n’est pas possible de compter sur cette solution pour équilibrer le budget, ni investir massivement. Et il est interdit d’emprunter pour payer le fonctionnement (salaires, subventions, etc.).

Pas de hausse d’impôt

recettes fiscales-hab

Ici encore, pas possible d’aller au-delà : le niveau des impôts est très élevé à Grenoble, par rapport aux autres communes comparables. La dernière augmentation date de 2009 (9%). La manne a été dépensée. Difficile de les augmenter encore, pour des raisons légales, mais aussi parce que c’est un choix et un engagement de la nouvelle équipe municipale. Les impôts locaux sont les plus inégalitaires.

Des dépenses élevées

depenses ville-métro

La ville de Grenoble dépense 1 779 € pour chaque habitant. Cela contribue à une grande qualité du service public. Mais Grenoble c’est aussi là où les dépenses de la ville-centre sont les plus élevées, vis-à-vis d’une métropole qui, elle, a les dépenses les plus faibles. Cela veut dire que les Grenoblois paient des infrastructures, des équipements, des services pour tous les habitants de la Métro. C’est une contrainte très forte, en plus de la baisse des dotations de l’Etat.

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

1, 2, 3, rentrez !

C’est vous qui décidez !

Le pôle «Prévention et réduction des risques», acteur majeur de la sensibilisation