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Sécurité civile : le bon plan de notre protection

Ce sont des hommes et des femmes qu’on remarque peu. Ils sont pourtant là, agissant en filigrane pour prévenir et gérer les risques courants ou majeurs. Les vingt membres du service Sécurité civile de la Ville de Grenoble se relaient 24 heures/24 et 7 jours/7, pour assurer la protection des Grenoblois.e.s.

Intervention du service sécurité civile de la Ville avec les pompiers et la police, rue Stalingrad. ©Auriane Poillet

Le service Sécurité civile a été créé en 1993 à la mairie de Grenoble. Ses missions se déploient à travers la ville, ses établissements et dans notre quotidien, par le prisme de la prévention, la protection et la sécurité des personnes et de certains bâtiments.

Trois champs d’intervention spécifiques leur sont dédiés : la gestion des risques majeurs (naturels et technologiques), l’application des règlements incendie dans les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH), et enfin la sécurité incendie de l’Hôtel de Ville.

Une mission de sauvegarde dans les règles de l’art

Le terme « sécurité civile » est une appellation d’État qui réfère à l’obligation des maires d’assurer la sauvegarde des personnes et des biens, aussi bien lors d’un événement mettant en péril leur sécurité qu’en temps de paix.

Dans ce cadre, les communes exposées à des risques naturels ou technologiques, comme la Ville de Grenoble, ont l’obligation de s’outiller de dispositifs d’alerte de la population, et d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS).

Il s’agit des procédures pratiques et juridiques à suivre pour mobiliser les moyens humains et matériels, en cas de risques majeurs ou courants : incendie, fuite de gaz, etc.

Le PCS grenoblois a été élaboré en 2007, par le pôle Gestion des risques. C’est un outil opérationnel essentiel pour agir de manière optimale lors des interventions de terrain, et en synergie avec les services de secours.

Chef du service, Philippe Blanc explique :

S’il y a un incendie dans un immeuble, les pompiers et le Samu assurent les soins. Notre rôle est d’intervenir en apportant des barrières de sécurité, en nettoyant les débris sur la chaussée, ou en mettant à l’abri les personnes dans un hébergement d’urgence, le temps qu’elles fassent leur démarche d’assurance.

Ce pôle s’investit également dans la prévention des risques, en dispensant des formations et des actions de sensibilisation en milieu scolaire et périscolaire, auprès des professionnels et des familles, en collaboration avec l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble (IRMa).

Action de sensibilisation aux risques majeurs industriels à l’école Anthoard. ©Auriane Poillet

La sécurité incendie : un contrôle à feu doux

Les bâtiments ERP et IGH aux normes spécifiques nécessitent des contrôles de sécurité plus ou moins réguliers selon leur catégorie et leur activité, dans lequel un pôle dédié intervient. Ce dernier assure aussi un rôle d’instruction des dossiers d’ouverture ou modification d’un ERP ou d’un IGH.

3726 ERP recensés sur la commune en 2018

À travers son autorité de police, le maire est responsable de la sécurité des ERP, que ces bâtiments soient privés ou publics. À ce titre, une commission de sécurité les visite régulièrement. Elle est composée d’un.e élu.e représentant le maire, du Service Départemental d’Incendie et de Secours, et, dans certains cas, de la Direction Départementale des Territoires (DDT).

Sont également présents le service Sécurité civile et l’exploitant de l’établissement. Cette visite consiste à vérifier que ce dernier a réalisé tous les contrôles techniques nécessaires (gaz, électricité, système incendie, etc.) et la conformité des normes de sécurité.

Un avis officiel est ensuite rendu en commission plénière. S’il est défavorable, le maire tranche sur la fermeture ou non de l’établissement, ou bien accordera un délai avec des préconisations pour l’exploitant.

Les IGH : ces immeubles qui nous dépassent

Il existe 6 IGH à Grenoble : l’Hôtel de Ville, les trois tours de l’Ile-Verte, l’Hôtel des Postes, l’immeuble de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Leur hauteur et des étages supérieurs inaccessibles aux échelles des pompiers justifient ce traitement spécifique.

Leur conception doit prendre en compte cette particularité. Ils doivent par exemple être « divisés en compartiments autonomes », capables de contenir un sinistre s’il survient. L’autre obligation majeure est d’avoir des équipes sur place, pour une veille permanente.

Salle des machines de gestion des ascenseurs de l’Hôtel de Ville.

 ©Auriane Poillet

Et l’Hôtel de Ville ?

Le service Sécurité civile y est présent 24h/24, avec une équipe de 12 personnes en rotation. Il est basé au PC Sécurité en rez-de-chaussée. Celui-ci est équipé d’un système de centralisation des alarmes incendie.

L’équipe effectue aussi des rondes quotidiennes, est le relais des services de secours, en cas de malaise ou de chute d’une personne, et gère le Numéro Communal d’Urgence.

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