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Un théâtre en prise avec le monde

La 16ème édition du festival Regards croisés, organisé par le collectif Troisième Bureau, se déroulera du 23 au 31 mai au Théâtre 145. Huit jours pour confronter les opinions et provoquer le partage d’expériences grâce à un théâtre en prise avec les questions qui agitent notre société contemporaine, de la Bulgarie à la Syrie en passant par la France ou les Etats-Unis. Bernard Garnier, coordonnateur de la manifestation, nous en dit plus.

Regards croises 2Quelle est l’ambition du festival ?

Proposer une réflexion sur l’état du monde à travers le théâtre qui s’écrit aujourd’hui grâce à un temps d’échange entre les comédiens, les auteurs et le public. Comment l’infiltration de la pensée économique dans toute la société dénature-t-elle nos émotions ? Comment l’obligation de réussir et le diktat de la performance nous affectent-ils, alors que l’on constate dans le même temps un abandon du collectif ?

Voici les questions qui traversent les pièces que nous avons sélectionnées et autour desquelles nous invitons chacun à débattre puisque les soirées au Théâtre 145 sont gratuites.

Comment se déroulent-elles ?

On retrouve des lectures proposées par les comédiens de Troisième Bureau, ou des invités comme Pascale Henry, suivis d’un temps d’échange, toujours en présence de l’auteur dont on vient d’entendre la pièce. Cette année on accueille une vingtaine d’auteurs ou traducteurs, très éclectiques dans leurs origines mais aussi par la forme de leurs textes et les sujets abordés.

On entendra par exemple « L’Aveu » du syrien Waël Kaddour qui met face à face un ancien prisonnier politique et son bourreau. Dans un tout autre registre, on découvrira « Protohérissé (BP : Unabomber) » une pièce bulgare signée Gergana Dimitrova et Zdrava Kamenova qui pose des questions de fond sur le développement de la science et la question de notre devenir commun.

Et du 23 au 27 mai, la soirée débutera avec une lecture de « The Lulu Project » de Magali Mougel proposée par des lycéens.

L’implication des jeunes est importante dans le festival ?

Chaque année on travaille avec des classes. L’an dernier, les lycéens proposaient déjà une lecture et cette fois des élèves des lycées Argouges, Eaux-Claires et Edouard Herriot prennent en charge une pièce qu’ils liront en cinq épisodes.

C’est un projet qui place vraiment les jeunes au cœur des écritures théâtrales, d’autant qu’il s’agit d’un texte qui met en jeu des problématiques liées à l’adolescence avec ses rêves, ses difficultés… On poursuit aussi les « Regards lycéens » où quatre classes rencontreront les auteurs Gergana Dimitrova, Emmanuelle Destremau et Thomas Howalt, auteurs de pièces sur lesquelles les élèves ont travaillé de janvier à avril.

Quels seront les autres temps forts ?

Une conférence à la bibliothèque centre-ville par Rachid Benzine, un enseignant-chercheur franco-marocain. Il présentera ses travaux qui interrogent la façon dont le Coran peut être appréhendé au regard de la société musulmane du VIIème siècle dans un bel esprit d’ouverture.

On démarre aussi le festival avec une journée de formation destinée aux enseignants afin de leur fournir des pistes pour faciliter leur travail sur le théâtre contemporain et l’accueil d’auteurs.

Enfin, pour croiser les publics, deux ateliers d’écriture seront menés par les auteurs Julie Aminthe et Jérémie Fabre avec des habitants du quartier Chorier-Berriat.

informationRenseignements divers
courrielhttp://www.troisiemebureau.com/

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