Charlie à Grenoble
Une mobilisation impressionnante
On attendait 15 000, ou 20 000 personnes, peut-être 30 000… à Grenoble. Plus de 100 000, d’après la police. Historique.
Comme partout en France, à Paris ou ailleurs, il y avait trop de monde pour compter, ont estimé les organisateurs, dès 17h.
Dès avant 15 heures, l’heure du rendez-vous, on sentait qu’il se passait quelque chose dans les rues de Grenoble. Des centaines de personnes, tranquillement, mais avec détermination, convergeaient vers l’avenue Alsace Lorraine et la gare, point initial de départ. Une foule quasiment silencieuse, tous âges mêlés, des familles avec enfants, des étudiants, qui se sentaient « Charlie », mais aussi « policier » et « juif », en signe de communion nationale, en « hommage à toutes les victimes », selon des mots entendus.

Au moment du départ, c’est une véritable haie d’honneur qui s’est constituée de part et d’autre de l’avenue Alsace Lorraine, pour applaudir policiers et journalistes derrière la banderole de tête. Des applaudissements qui ont d’ailleurs rythmé la marche de l’ensemble du cortège, par vagues montantes successives. Trois heures de marche, sans aucun incident, sans cri, sans marque d’appartenance partisane, convoquant simplement le poète Eluard et son vers célèbre, « Liberté j’écris ton nom ».

La densité du cortège a obligé les organisateurs à modifier le parcours, la place de Verdun ne pouvant accueillir le flot de marcheurs. C’est donc dans le Parc Paul Mistral et sur l’anneau de vitesse que les manifestants silencieux ont convergé, en applaudissant à intervalles réguliers.

Une émouvante minute de silence a suspendu le temps au pied de la Tour Perret, avant des applaudissements nourris et le refrain de la Marseillaise. Passé 18 heures, après appel à la dispersion, des dizaines de milliers de personnes, continuaient cependant à se rendre sur l’anneau de vitesse pendant que d’autres rentraient chez elles.
Le cortège devait aller de la Gare à la place de Verdun. En fait, il s’est étiré longuement à travers la ville, depuis la gare jusqu’au parc Paul Mistral.




































Commentaire de Yann le 12 janvier 2015 à 23 h 26 min
Beaucoup de monde effectivement… Il fallait bien ça…
Je n’ai pas eu l’occasion de la remercier personnellement : merci à la dame qui a ramené sur ses épaules mon petit Charlie à moi, 5 ans, tout perdu au milieu de la foule au niveau du quartier de Bonne.