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Nature en ville

Place à la végétalisation

Alors que Grenoble sera Capitale verte européenne 2022, la végétalisation, question majeure pour le climat de demain, déploie ses racines. Les collectivités locales et les citoyen-nes sont aux manettes.

©Auriane Poillet

Cet hiver, 550 arbres ont été plantés par la Ville de Grenoble et la Métropole. Une centaine d’entre eux sont situés le long de l’avenue des Martyrs, dans le quartier de la Presqu’Île.

Parmi ces nouvelles pousses, on retrouve une diversité d’essences choisies, entre autres, pour leur résistance à la sécheresse. Un atout face au dérèglement climatique, afin que les arbres restent les alliés des habitant-es et de la biodiversité.

Les avantages à faire pousser les arbres sont nombreux : amélioration de la qualité de l’air, régulation des températures, limitation de l’érosion des sols… Ils sont des refuges pour la petite faune (oiseaux notamment, ainsi qu’insectes) et participent de fait au bien-être des habitant-es.

Faciliter l’implication citoyenne

Gilles Namur, adjoint à la Nature en ville, indique :

L’arbre en ville est l’un des outils majeurs pour lutter contre les îlots de chaleur, indique . L’idée est d’anticiper dès aujourd’hui en travaillant sur l’accès à l’eau, à la nature, à la fraîcheur.

La végétalisation se trouve aussi en dehors de la soixantaine de parcs et jardins qui composent Grenoble. Elle est pensée à chaque fois que la Ville modifie l’espace public, comme c’est le cas pour la rénovation en cours de la place Victor-Hugo ou la piétonisation des places Sainte-Claire et Notre-Dame.

Des dispositifs offrent également la possibilité aux citoyen-nes de s’emparer du sujet : le Budget participatif, en proposant des idées pour favoriser la nature en ville, Jardinons nos rues, qui met à disposition des habitant-es un espace pour jardiner ou encore le défi 3, 2, 1, plantez, qui incite à la plantation d’arbres sur des espaces privés.

©Auriane Poillet

« Il est important que tout le monde prenne ce sujet en charge », insiste Gilles Namur.

Cultivé par des jardinier-es amateur-rices, le verger Essen’ciel a obtenu le label EcoJardin qui certifie de la gestion écologique d’un espace vert, tout comme le parc Flaubert. Le Centre horticole de la Ville s’est vu quant à lui décerner la labellisation AB (Agriculture Biologique) pour la production de plants de légumes.

Céder du terrain à la nature

La nature gagne donc du terrain en ville, un terrain cédé à travers différents biais. Le service des Espaces Verts fait par exemple le choix d’offrir davantage d’espaces d’expression à la nature par une gestion encore plus différenciée.

Tout en prenant soin de préserver des espaces de loisirs pour les habitant-es, les pelouses ne sont plus systématiquement tondues. Certaines sont fauchées, d’autres pâturées.

L’objectif est de permettre à la faune de s’y installer et de circuler, tout en favorisant le développement des plantes sauvages. Quand les campagnes sont malmenées par l’urbanisation ou l’agriculture intensive, la ville peut offrir des habitats de substitution, sources de bien-être pour les habitant-es aussi.

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