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Rentrée sportive

Y’a pas que le foot dans la vie !

Quand nager, pédaler ou travailler son équilibre, se font d’une manière détournée. Changez d’approche et découvrez le hockey subaquatique, le bike-polo et la slackline, près de chez vous.

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Le hockey subaquatique

A première vue, il ne nous viendrait pas à l’esprit d’associer ces deux termes.
Le hockey, passe encore, mais pourquoi subaquatique ? C’est justement ce qui fait toute la différence et l’originalité. Jouer un match de hockey sous l’eau : ça en interpelle plus d’un !

Un masque, un tuba, des palmes, un casque de waterpolo, un gant protecteur et une crosse courte : voici le matériel d’un joueur de hockey subaquatique. S’ajoute à cela, un palet rose pour contraster avec le gant et la crosse, de couleur noire ou blanche. Le jeu s’effectue à une profondeur de 2 mètres en piscine.
Le hockey subaquatique est arrivé en France au printemps 1968, et les premières grandes confrontations ont lieu en 1980. Depuis, le niveau technique des équipes a connu une progression continue.
La pratique est aujourd’hui reconnue par la Fédération française d’études et de sports sous-marin (FFESSM). Ces dernières années un club s’est monté à Moirans, puis à Grenoble. « C’est un sport confidentiel, c’est très peu connu et pourtant la France est triple championne du monde et tenante du titre cette année encore » confie un joueur de l’équipe.

Un sport complet, tactique et intuitif

A l’entraînement, les joueurs enchaînent d’interminables longueurs en crawl, des sessions d’apnée, des fractionnées dans l’eau puis de la technique. Le bruit des palmes claquant à la surface de l’eau contraste avec le silence des apnées où les nageurs évoluent au fond de la piscine. Le rythme est intense et régulier.
Stéphanie a découvert le hockey subaquatique il y a 12 ans : « c’est un sport complet. À ma connaissance c’est un des seuls jeux d’équipe sous l’eau. J’aime cette dynamique et le bon état d’esprit de l’équipe. Dans l’eau, nous sommes à fond et à l’extérieur, nous sommes très soudés ».
Deux équipes de 6 joueurs s’opposent durant 2 fois 15 minutes. C’est un sport de tactique, très intuitif puisqu’il faut se comprendre sans se parler.
L’esprit de cohésion dans l’équipe saute aux yeux et les résultats parlent d’eux-mêmes : les grenoblois (seniors) sont champions de France (en 4e division). Les filles sont également tenantes de ce titre national (en 2e division), soit dans les 6 meilleures équipes françaises.

Association « Okéanos »
site : www.okeanos-grenoble.fr/hockey-subaquatique
mail : info@okeanos-grenoble.fr

 

 

Le bike polo

Nous connaissions le polo à cheval et ses joueurs argentés, nous avons découvert à Grenoble le polo à vélo et ses bobos bricolos. Ce sport alternatif s’impose en France et séduit par son indépendance et son ambiance décontractée.

Photos bike polo Cre©dit Photo ©Thibault Liebenguth

©Thibault Liebenguth

 

Après les Etats-Unis puis le Royaume-Uni, le bike-polo arrive en France au début des années 2000.
Aujourd’hui, les Français sont champions du monde pour la deuxième fois. Depuis trois ans, le titre est une année sur deux en France ou aux Etats-Unis.
Issu d’une culture alternative, l’éventuel rattachement à la Fédération de cyclisme apparaît inenvisageable pour de nombreux pratiquants. Cela signifierait la codification de règles, l’homologation du matériel, l’édification de règles de sécurité, etc. Pour Romain de Grenoble Bike Polo « ce qui est magique c’est que nous sommes totalement indépendants : le sport se développe grâce aux réseaux sociaux, c’est comme cela que la plupart des informations passent ». Il est une particularité : l’on peut constituer sa propre équipe ; ses membres ne seront pas forcément de son club de rattachement.
Autre particularité de ce sport : son côté esthétique. Beaucoup de ses pratiquants exercent dans l’univers du graphisme. Il y a une forte personnalisation des équipes et la créativité se retrouve dans leur logo et photos. Les joueurs se considérèrent un peu comme des “bobos bricolos“ : le côté artisanal est revendiqué.

Comment débuter dans ce sport ?

Grâce à son emplacement central, à l’anneau de vitesse du parc Paul Mistral, le terrain de bike polo attire passants et commentaires « ça a l’air dangereux, c’est difficile, ça paraît dur ».
Romain rassure : « Ce que nous proposons à un débutant, c’est de l’accompagner : un VTT ou un vieux vélo fera l’affaire. Nous bricolons ensemble pour lui faire un vélo sur mesure, nous le conseillons, etc. Nous avons un rôle de formation : on a des joueurs expérimentés qui peuvent coacher ».
Grenoble Bike Polo, ce n’est pas juste une bande de potes se retrouvant deux fois par semaine, c’est un club de sport à part entière donnant accès à des compétitions.

Des règles simples

Une main sur le guidon et le frein alors que l’autre tient le maillet, la discipline exige de l’adresse, de l’équilibre. Deux équipes de trois joueurs s’affrontent durant 10 minutes (ou 5 buts). Il y a très peu de pauses et pas de remplaçants, d’où ce format condensé. Les contacts sont autorisés mais modérés et très réglementés : corps contre corps, vélo contre vélo et maillet contre maillet.
Si un joueur pose le pied à terre, il est hors jeu. Il n’y a pas de gardien fixe ; les trois joueurs d’une équipe se relaient à ce poste. Thibault résume : « c’est un sport jeune qui évolue ».

Association « Polo Urbain Grenoble »
Site : http://grenoblebikepolo.com
Mail : grenoblebikepolo@gmail.com

 

 

La slackline

Il n’y a pas qu’à l’école de cirque que l’on apprend à jouer les funambules. Le parc Paul Mistral est devenu le QG des slackliners en quête de détente. Des lignes y sont placées proche du sol pour s’initier. Testez votre équilibre sur une sangle élastique tendue entre deux arbres.

 

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La slackline a été inventée dans les années 1980 par des grimpeurs américains du Yosemite. Entre deux séances d’escalade, ils tendaient une sangle pour évoluer dessus, d’un point à un autre.
En l’espace de 30 ans, l’activité s’est exportée et a vu son nombre d’initiés augmenter. Cette pratique, émergée du monde de l’escalade, s’étend aujourd’hui à un public plus large et attire de nombreux adeptes de tous âges.
Des groupes amateurs se forment et se retrouvent pour pratiquer. L’essor du slackline est intimement lié à l’évolution du matériel avec une émergence en 2011. Des compétitions et des rassemblements sont organisés permettant aux slackliners de se défier mais aussi de faire découvrir ce nouveau loisir.

Se tenir droit, être relâché

En bref, la slackline consiste à marcher sur une sangle tendue. Ou plutôt « réapprendre » à marcher. Gérer équilibre et concentration est la clé de réussite d’une traversée de plusieurs mètres sur la sangle. Les bras servent de balancier et il y a un certain lâcher prise.
Cet entraînement de l’équilibre est un complément à de nombreuses disciplines sportives. Appréciée des adeptes des activités de nature et de montagne, la pratique du slackline se fait dans une atmosphère conviviale, avec une liberté de pratique et dans un cadre naturel.

Une pratique accessible

De nombreux pratiquants s’accordent à dire que l’on parvient à traverser quelques mètres en une après-midi au maximum. Et pour ceux souhaitant démarrer en toute sécurité, avec un encadrement et des conseils de professionnels, le club grenoblois est là pour ça.
L’association « C’est slack…er bon » propose des initiations dans le Parc Paul Mistral. Elle est reconnue comme Club FFCAM. Depuis quelques années, la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) couvre cette pratique.

 

Association « C’est slack…er bon »
Site : http://www.cestslackerbon.org
Mail : info@cestslackerbon.org

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