Tous nos dossiers

Accueil >Dossiers >Tous nos dossiers>Aller bien, un défi collectif

Santé mentale

Aller bien, un défi collectif

La santé mentale, c’est l’état émotionnel ou psychique d’une personne à un moment donné. Si elle recouvre une multitude de situations, elle nous concerne tous et toutes et il est important d’en prendre soin ! Alors que depuis deux ans, la crise sanitaire bouleverse notre quotidien, quelles sont les ressources dont disposent les Grenoblois-es face au mal-être et à la souffrance psychique ?

Agir

Des actions complémentaires en faveur de la santé mentale

«Il n’y a pas de santé sans santé mentale», rappelle l’OMS (Organisation mondiale de la santé). En effet, la santé mentale est une composante de notre santé aussi importante que la santé physique.

©BlurryMe/Shutterstock

Loin de se résumer aux pathologies nécessitant un traitement médicamenteux, elle regroupe tout un éventail de situations qui altèrent notre bien-être : surmenage, anxiété, pensées suicidaires, mal-être lié à une séparation ou à un deuil…

Enfance, discriminations et précarité

La pandémie a fortement aggravé la situation avec des mesures de restrictions favorisant l’isolement, la sédentarité, les violences domestiques, les addictions, les troubles de l‘alimentation ou du sommeil…

«Ce mal-être grandissant se traduit par des problématiques très diverses appelant des réponses adaptées, c’est pourquoi la Ville de Grenoble se mobilise en lançant plusieurs actions complémentaires», précise Pierre-André Juven, adjoint à la santé.

Ainsi, vingt-cinq agent-es d’accueil ont déjà été formé-es aux soins de premiers secours en santé mentale et deux postes de psychologues viennent d’être créés dans les LEP (Lieux d’Écoute et de Parole), espaces municipaux dédiés à l’accueil des personnes en détresse (voir encadré).

Nous relançons aussi le CLSM (Conseil Local de Santé Mentale) de Grenoble. Cet organe de concertation réunit élus, médecins et usagers pour définir collectivement la mise en place d’actions ciblées. Trois thèmes prioritaires guideront nos réflexions : enfance, discriminations et précarité.

informationRenseignements divers
courrielhttps://www.grenoble.fr/424

Une porte ouverte vers le mieux-être

À Grenoble, plusieurs associations sont à l’écoute des personnes en détresse. Zoom sur le CLIPS (Centre de Lutte contre l’Isolement et de Prévention du Suicide) qui conjugue approche individuelle et temps collectifs.

©Jean-Sébastien Faure

«Depuis plus de cinquante ans, notre association accueille et accompagne des personnes isolées ou en souffrance psycho-sociale, précise Antoinette Pirrello, directrice. Lors de nos permanences, nous recevons en moyenne 230 personnes par an, dont la moitié sont suivies dans la durée. Les facteurs sont multiples : deuil, chômage, maladie, quotidien d’aidant difficile à gérer… Notre rôle est d’atténuer la peur, les angoisses, sans porter de jugement et en nous adaptant aux besoins exprimés.»

Pour cela, l’équipe, composée de psychologues, d’accueillant-es formé-es à l’écoute et d’animateurs-trices, déploie «une démarche globale durant tout le cheminement vers le mieux-être».

Elle débute par un accueil anonyme, inconditionnel et sans rendez-vous qui se déroule dans le respect du rythme de la personne et de ses attentes.

Si elle le souhaite, celle-ci peut ensuite rencontrer un-e psychologue lors d’entretiens réguliers pour bénéficier d’un espace de parole et d’écoute bienveillant, ou encore participer aux différents ateliers hebdomadaires (relaxation, écriture, dessin…) afin de «retrouver la capacité de nouer des relations lors d’une activité et ainsi reprendre goût à la vie».

informationRenseignements divers
1, place de l’Étoile - ouvert du lundi au vendredi (sans rendez-vous) de 14h à 18h.
téléphone 04 76 87 90 45
courriel

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires sur cet article.

réagir

Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

Tous les champs sont obligatoires

Envoyer

> Commentaires, mode d'emploi

Gre-mag vous propose aussi

L’écologie, moteur d’une nouvelle économie

Seconde main de premier choix

Produire une ville plus juste