
L’art dans la ville a accompagné l’expansion de Grenoble. L’organisation du Symposium de sculpture en 1967 (voir encadré) en témoigne, impulsant une dynamique qui se poursuit avec les JO et jusqu’au XXIème siècle, se teintant peu à peu des couleurs du street art.
Près de deux cents œuvres font ainsi partie du paysage urbain : sculptures, fontaines, fresques… Familières et souvent méconnues, elles se dévoilent aujourd’hui.
Depuis l’automne, trente-quatre œuvres ont été équipées de cartels où sont inscrits le nom de l’auteur, le titre, la date de création et le matériau de fabrication. Dès le mois de mars, les nouvelles technologies permettront de les connaître encore mieux, sur place directement en cliquant sur son smartphone ou à travers un site Internet dédié.
Pour encourager la curiosité du public, les œuvres ont été regroupées en trois circuits et il suffira de consulter une fiche pour accéder à la totalité du parcours et le suivre, à pied ou installé derrière son écran.
Balades au cœur du patrimoine
Ces trois parcours « Découverte des œuvres dans la ville » seront finalisés en mars. Réunissant chacun des pièces d’époques différentes, ils s’articulent autour de plusieurs quartiers de Grenoble.
Sculpture du symposium de 1967. « Élément sériel » de Maxime Descombins.
« Au cœur de la ville » relie la gare au Palais des Sports. Débutant avec Les Trois Pics d’Alexandre Calder, il met en lumière la façade en trompe-l’œil du théâtre municipal, les statues de la place Saint-André, les œuvres situées dans le patio de l’Hôtel de Ville, quatre sculptures héritées du Symposium dans le parc Paul Mistral…
« Autour du musée » démarre Porte de France avec la statue représentant Philis de la Charce. Après un détour par la Fontaine du lion et du serpent place Cymaise, il rejoint l’esplanade du musée de Grenoble où trône Monsieur Loyal d’Alexandre Calder, puis le parc Albert Michallon, véritable jardin de sculptures où sept pièces du XXe siècle sont à l’honneur.
Sculpture « Fontaine Lyrique » de Erwin Patkaï. Symposium de sculpture de 1967, Village olympique.
« Au Sud de la ville » présente les œuvres aux abords du Conservatoire et de la MC2 puis nous entraîne au Village Olympique pour voir plusieurs pièces du Symposium. Il se termine à la Villeneuve avec Les Géants, la sculpture de Klaus Schultze qui donne son nom au quartier.
Dans chaque circuit, on pourra identifier les pièces du Symposium de sculpture. À terme, l’ensemble des œuvres issues de la manifestation sera équipé d’un cartel et intégrée aux parcours, de même que la totalité des sculptures du parc Michallon.
Un moyen ludique et facilement accessible pour comprendre et s’approprier des trésors que nous côtoyons au quotidien.






Pourquoi ces « parcours découverte » ?

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